Deux pas en avant, un pas en arrière

J’avais envie depuis longtemps de prendre le temps d’écrire un nouvel article tout d’abord pour remercier tous ceux qui me suivent ici ou sur instragram et de souhaitez la bienvenue à toutes les nouvelles personnes qui se sont inscrites aux notifications de mon blog.

Je parle habituellement de la pédagogie Waldorf et de la manière dont nous la vivons en famille pour partager et vous inspirer mais aujourd’hui j’aimerais utiliser cet espace pour autre chose.

Rentrons dans le vif du sujet……Je trouve cette période très difficile, je ne sais pas vous mais moi je suis devenue une angoissée du zéro déchet, de la disparition de la biodiversité et de mon empreinte écologique. Deux exemples, hier ma fille de 16 ans a rapporté une bouteille de Soda qu’elle s’était acheté – car il n’y en a jamais à la maison et j’ai fait un scandale….Lors de repas à l’extérieur je voudrais hurler qu’il faut tout de suite arrêter cette manière de consommer et quitter la table. Ce n’est pas normal d’en arriver là, non ?

Cela ne date pas d’hier, cela fait 20 ans que je chemine de manière différente. Depuis quelques années ma rage avait un peu diminuée – en fait je ne regardais plus ce que les autres faisaient et me concentrais sur ce que moi je faisais. Mais là je n’en peu plus ….

Heureusement ces derniers jours j’ai retrouvé espoir lorsque j’ai reçu des sondages pour deux ouvertures d’épiceries bio vrac dans des communes autour de chez moi….et quand ce matin j’ai découvert qu’une boulangerie traditionnelle avait changé de propriétaire et qu’ils font du pain bio au levain.

Mais en rentrant à la maison je croise un énorme engin tirant dans son énorme remorque 6 sacs énormes d’engrais chimiques et qu’un peu plus tard je découvre encore une haie qu’un agriculteur a coupé pour refaire une clôture -elle va, je l’espère, repousser.

Alors je garde espoir, je cultive mon jardin, je reste créative et m’investit dans des projets mais ma joie de vivre est très fortement amoindrie à cause du monde extérieur et des énormes enjeux environnementaux auxquels nous devons faire face et dont personnes ou presque ne semble s’en soucier.

De nombreuses femmes qui vivent vraiment la simplicité volontaire comme Claudia m’inspirent et je sais que je ne suis pas seule à être hyperconsciente de tout cela, voyez ce blog….Cela porte même un nom, l’éco-anxiété.

Et vous comment vous sentez vous face à tout cela ? Quels sont vos trucs pour bien vivre notre époque ?

Merci de m’avoir lue !

 

 

 

 

7 Commentaires

  • Viviane
    20 mars 2019 - 21:01 | Permalien

    Chère Isabelle, merci pour ta douceur et ta générosité !
    Je me sens souvent désemparée, mais ce qui m’aide à tenir pourra peut-être aussi aider d’autres personnes, un peu, j’espère…
    – lors des crises de rage, cela me calme de prendre la fleur de Bach Cherry Plum ; ça m’aide parfois de me voir artificiellement comme un personnage et de décider de “changer de rôle” (selon le manuel anti pétage de plomb de Catherine Dumonteil Kremer)
    – pour garder espoir et continuer à agir, je me raccroche au principe des colibris qui est à mes yeux la vraie bonne solution et une grande nouveauté par rapport au passé, donc un très sérieux espoir de résoudre à la source toute cette violence ; je me raccroche aussi aux 4 accords toltèques et j’en relaie régulièrement la version “chevalier des temps modernes” ; dans mes bons jours je note les choses positives, les progrès, et je m’efforce de m’en souvenir dans mes mauvais jours ; quand je broie du noir j’attends d’être moins fatiguée et je retrouve alors une vision moins sombre des situations.
    Et au fond du gouffre, je me réfugie dans une superstition, une croyance, que ce qui ne dépend pas de moi va se résoudre quand même.
    C’est fragile mais tout cela me soutient, un petit pas après l’autre.

  • isabelle
    24 mars 2019 - 1:48 | Permalien

    Merci Viviane d’avoir pris le temps de me répondre. Vous avez tout un tas de bonne petites recettes anti crise !
    Depuis que j’en ai parlé ici et à des amis et ma famille je sens que je suis un peu mieux…un peu moins en colère…demain encore repas de famille je vais voir comment je vais gérer cela….
    En plus j’ai retrouvé bcp d’espoir dans un projet personnel/professionnel qui semblait bouché, je sens que je vais pouvoir à nouveau passer bcp de temps auprès des arbres et des plantes…Dans mon cas il n’y a que la nature qui m’apaise…

  • Marie
    25 mars 2019 - 16:35 | Permalien

    Chère Isabelle,
    Que je me retrouve dans tes propos, j’ai les larmes aux yeux car je comprends que, comme moi tu peux être si sensible à notre nature, notre environnement, ce précieux cadeau que nos enfants nous prête le temps de notre ‘passage’. Ce cadeaux merveilleux qu’est la nature, mais aussi la fraternité et le respect des êtres vivants sont trop souvent mis à mal. Cela me fait souffrir aussi toute cette consommation qui ne sert à rien, qui engendre des profits économiques si inutiles, si peu éthiques…
    Souvent je suis triste et inquiète aussi pour nos enfants et je me suis donc en colère contre nos société occidentales, contre ces gouvernements qui ne réagissent pas… ces moments sont très intenses et pénibles à surmonter.Peu de personnes peuvent comprendre.
    Et puis je repense à ce que tu écris, ce que tu transmets, comme d’autres mamans qui tiennent un blog,cela est tellement vecteur d’amitié et de soutien.
    Vendredi une amie me demandait comment je garde espoir, je lui ai répondu “j’ai confiance en nos enfants, en tous les enfants” nous leur montrons le chemin, nous leur montrons l’exemple au quotidien par nos gestes, nos convictions, nos volontés…
    Croyons que le changement se fait tous les jours, tel le colibri : la petite goutte d’eau que nous transportons deviendra pluie et océan…
    Ne nous décourageons pas le changement des mentalités se fait,soyons-en certains.
    un grand merci pour ton partage,tu nous aide au-delà des lectures de tes billets sur ton blog. Tes idées et tes actions, ta façon de vivre nous permettent de dire que nous ne sommes pas seules à participer aux changements des mentalités pour vivre dans un monde plus respectueux de la terre et des humains…
    ml

    • isabelle
      21 avril 2019 - 22:16 | Permalien

      Bonsoir Marie, je ne prends le temps de vous répondre que ce soir même si j’ai lu plsrs fois votre message, mes excuses. La confiance en nos enfants est une clé en effet merci pour me l’avoir rappelé. J’ai plus d’espoir ces derniers temps notamment grâce à la nature qui s’est réveillée. à bientôt

  • 25 mars 2019 - 23:37 | Permalien

    Bonjour Isabelle,
    Je vous remercie pour cet article car au-delà de l’image que donnent nos blogs – une image qui est souvent utopiste et idéalisée – ce sont dans ces moments de fragilité où l’on partage “un peu plus” de nous-mêmes que l’on se rend compte que nous sommes tou(te)s humain(e)s. Un joli proverbe dit: “Il y a une faille dans toute chose et c’est par là que passe la lumière” (Léonard Cohen)…

    Je me retrouve tellement dans ce que vous décrivez… Il n’y a pas que cet “éco-anxiété” mais je pense aussi à une sorte de “maternage/respect de la physiologie grossesse/naissance-anxiété” 😉 Je me sens parfois tellement agressée par le monde dans lequel nous vivons, la façon dont les enfants sont accueillis au Monde puis incompris dans leurs besoins… J’aurais envie de secouer les “zombies” de l’hyper-consumérisme et du non-maternage, de les réveiller, de leur apporter plein de bonnes lectures, de les amener à prendre conscience,… Mais que d’énergie dépensée pour pas grand chose car l’autre est là où il en est dans son cheminement personnel, avec les informations qu’il a et pas forcément prêt à recevoir ce que j’aimerais lui transmettre. Gandhi disait: “Sois le changement que tu veux voir dans le monde”. Donc, mieux vaut être un exemple plutôt qu’une donneuse de leçons…

    Oui, pourquoi à certains moments avançons-nous avec confiance et conviction et à d’autres sommes nous “décentré(e)s”? Nous voyons alors plutôt le verre à moitié vide plutôt qu’à moitié plein… C’est aussi une pression que l’on se met. Ces moments où l’on semble s’arrêter d’avancer pour regarder les autres, le monde autour de nous ou encore douter. Peut-être qu’il suffit simplement d’accepter qu’il y a des période “moins”, de regarder nos émotions et de les laisser couler sans que celles-ci s’accrochent à nous. Puis, de se poser, se recentrer, se reconnecter à soi, à la nature, à l’essentiel… Prendre un bon bol d’air et d’auto-empathie 😉

    Isabelle, vous êtes un exemple et une source d’inspiration pour beaucoup de mamans et de familles! Merci!

    • isabelle
      21 avril 2019 - 22:18 | Permalien

      Merci marina pour votre commentaire que je ne découvre que ce soir…oui vosu avez bien raison il s’agissait d’une période “moins”, très très moins….mais comme tjrs cela permet d’en ressortir grandit et d’avancer encore plus loin. Merci pour votre partage à vous aussi. à bientôt

  • LaRenarde
    24 juillet 2019 - 8:59 | Permalien

    Bonjour Isabelle,

    Suite à la naissance de mon fils, je n’étais pas venue sur votre blog depuis quelques mois et c’est un plaisir de m’y replonger. Vous êtes très inspirante surtout que je trouve celui-ci vraiment esthétique.

    En voyant votre article, je me retrouve tout à fait dans vos propos. Ces derniers mois, j’ai ressenti comme de la colère face à tous ces actes non réfléchis : l’hyperconsommation, la maltraitance envers les animaux, le non respect d’autrui, la dégradation de l’environnement, etc. C’est comme si je ne supportais plus que les autres n’avancent pas suffisamment vite, ne se remettent pas en question, agissent sans se soucier des autres et de notre Terre.
    C’est parfois une véritable souffrance intérieure mais quel plaisir de s’apercevoir que nous ne sommes pas seuls à avoir cette sensibilité.

    Merci de continuer à nous émerveiller des petits riens qui rythment la vie, cela remplit le cœur.

  • Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.