Archives de la catégorie: autour de la laine

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A la rencontre de Martine Vallet du Journal de Fanette et Filipin

Martine Vallet est rédactrice dans le journal de Fanette et Filipin. Elle propose au fil des saisons des activités manuelles et des recettes. Allons à la rencontre de cette artiste qui aime particulièrement la laine mais pas uniquement…

Isabelle : Où trouvez-vous votre inspiration ?

Martine : Mon inspiration va dépendre des demandes de Valérie (l’éditrice), des découvertes du moment, des animations qu’il faut sans cesse renouveler à l’atelier et de la saison bien sûr.

Lorsque l’enfant cuisine et bricole avec ses parents, cela induit des temps d’échange et participe à la préparation des fêtes. A chaque fois, ceci motive ma recherche sur de nouveaux sujets de bricolage ou cuisine en me disant que des familles partageront des moments précieux dans ces instants passés ensemble.

Isabelle : pourquoi utilisez-vous surtout la laine comme matière première ?

Martine : La laine est un matériau facile à utiliser qui se file, se tresse, se tricote, se crochète, se teint et sert de rembourrage. C’est sans fin. On peut réaliser des têtes de personnages, des chaussons, des chapeaux, des volumes : tout cela sans couture. Elle isole du chaud et du froid et les couleurs végétales rendent très bien sur celle-ci.

Isabelle : Quelle est votre histoire avec la laine ?

Martine : Enfant je vivais dans une famille qui aimait la nature, les balades, le bricolage et la simplicité.

Mon amour pour la laine et les matériaux naturels a toujours existé : maman nous apprenait à tricoter, coudre, cuisiner,…, papa à couper du bois, construire des cabanes et bricoler…

Ensuite, j’ai eu la chance de faire des études dans l’habillement : redécouverte de la couture, avec une vision plus élargie des différents tissages, et des matières animales, végétales…

Vers 32 ans, j’ai fait la connaissance de Waltraud par le biais du jardin d’enfant en pédagogie Steiner, où se trouvait notre fille. Cette femme âgée n’avait hélas pas eu d’enfant, aussi pour se consoler elle réalisait des poupées remplies d’amour et de laine cardée. Elle a appris aux jeunes mamans tout ce qu’elle savait sur le sujet et nous a fait partager cette passion. Avec elle, je suis partie dans différents endroits de la Suisse pour me former aux personnages de contes, lutins, enfants fleur, poupées. Elle vit encore et même si ses yeux et ses mains ne peuvent plus lui permettre de bricoler, elle brille de mille feux par sa gentillesse, sa joie, sa générosité. Je garde le contact depuis tout ce temps avec bonheur.

A 40 ans je pars avec ma famille pour 5 ans vivre dans le Luberon à Lauris et juste dans ce village où nous achetons une vieille maison, il y a une association « Couleur Garance » qui s’intéresse aux teintures végétales. Michel GARCIA est un passionné qui a retrouvé les pratiques d’autrefois et qui est à l’initiative sur place d’un jardin de plantes tinctoriales, d’un lieu de formation sur les couleurs et d’une boutique.

Que de belles aventures humaines, j’ai vécu grâce à la laine et je suis maintenant en Savoie dans un atelier rempli de laine de toutes les couleurs.

Laine cardée aux teintures végétales dans l’atelier de Martine

Isabelle : Pouvez-vous nous expliquer pourquoi c’est une matière idéale pour les enfants ?

Martine : Il n’y a aucun danger avec la laine qui apporte douceur, chaleur, présence, délicatesse du toucher, et tant de chose encore. Même des ouvrages rapides dans leurs exécutions peuvent-être très esthétiques.

Mamie Jeanne qui anime les pages cuisine du journal

Isabelle : Comment est née Mamie Jeanne ?

Martine : Mamie Jeanne est née grâce à Valérie qui voyait bien une grand-mère animer l’atelier cuisine. Souvenir d’enfance de sa propre grand-mère et de ses bons petits plats. A un moment il y a eu Yan, le jardinier dans quelques numéros, mais c’est Jeanne qui a maintenant l’exclusivité.

Isabelle : Quels sont les personnages que vous préférez faire ?

Martine : J’ai envie de dire tous les personnages ! J’aime changer, varier, innover, c’est cela qui me plaît : marionnettes, lutins, animaux, elfes, poupées, nounours, anges. Il suffit d’avoir des bases de travail pour pouvoir trouver une liberté de création à l’infini. Est-ce que je suis arrivé au bout de ma recherche ? Heureusement que non : je découvre depuis deux ans la vannerie, la dentelle et c’est très bien ainsi. Se lever le matin et se dire que la journée va nous apprendre encore : le rêve !

Isabelle : Que deviennent toutes les créations que l’on voit dans le journal ?

Martine : Il n’y a pas de règles particulières, elles sont données à Valérie pour qu’elle puisse les exposer sur ses stands ou offertes à un enfant ou elles restent sur mes étagères car les personnes qui viennent chez moi aiment aussi voir le travail que je fais.

Isabelle : Faites-vous des marchés de Noël, peut-on acheter vos créations ?

Martine : Faire des marchés ! Il faudrait avoir une production digne de ce nom et ce n’est pas mon cas. J’ai des commandes qui arrivent directement à l’atelier par le biais des personnes qui transitent, et c’est le bouche à oreille qui fonctionne.

Isabelle : Proposez-vous des stages ?

Martine : Oui, la partie la plus importante de mon activité consiste à donner des formations : teinture, feutre, travail de la plante à la fibre, stage à la carte selon la demande des stagiaires.

Mon adresse mail : martine.vallet73@orange.fr

Et de plus je cultive les plantes tinctoriales et les plantes à fibres utilisées à l’atelier.

Isabelle : Comment travaillez-vous pour faire vos articles pour le journal Fanette et Filipin

Martine : La première fois avec Valérie, on se voit pour réfléchir et choisir les projets en se projetant aussi sur la manière de les présenter.

Lorsque tout est prêt, les journées photos doivent se faire les jours de beaux temps. Alors nous guettons le soleil. Ensemble nous décidons combien d’étapes indispensables aux explications il faut prévoir. Cela va jouer sur le nombre d’images présentes dans nos pages du journal.

C’est Valérie qui fait les photos et pour ma part je dois avancer le travail entre-temps, afin de raccourcir l’attente entre chaque opération.

Je rédige les textes en fonction des photos validées. Mais c’est Valérie qui finalise ou modifie ; ce qui est normal car elle a une vue d’ensemble que je n’ai pas. Pour donner des consignes simples, claires et précises à la fois, afin que tout le monde comprenne, ce n’est pas toujours facile.

A la fin, il y a le travail du graphiste qui doit mettre en valeur tout cela en donnant envie de bricoler.

Isabelle : Avez-vous travaillé auprès d’enfants ?

Martine : Oui, il m’arrive d’animer des journées d’enfants à l’atelier et je suis très heureuse de les accueillir. Je les reçois très bien, je prévois même le repas de midi. Nous utilisons des matériaux nobles, c’est une chance. La journée s’alterne entre bricolage et jeux. Ce n’est pas le résultat qui compte, mais bien le plaisir d’être ensemble pour créer. Beaucoup sont contents de revenir d’année en année.

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Merci Martine de nous avoir confié tout cela !

Les pas à pas que l’on retrouve dans la revue sont formidables et très accessibles. Si vous et votre enfant souhaitez vous initier au travail de la laine et réaliser des objets en laine feutrée vous trouverez beaucoup d’inspiration dans les anciens numéros.

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Le monde de Laine et de douceur de Célia Portail

Journaldeschamps soutient La revue Fanette et Filipin. En septembre nous avions fait la connaissance de Valérie Dogna, rédactrice en chef de la revue, Aujourd’hui je vous propose un entretien avec Célia Lemoine, auteure et illustratrice de la revue.

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Journaldeschamps : Nous avons découvert vos premiers dessins dans les revues Mirlidor et Grain d’or il y a de cela plus de 10 ans. Pouvez-vous nous parler de votre expérience au sein de cette revue d’inspiration Waldorf.

Célia : j’ai eu la chance de connaître Ghislaine Pelletier, initiatrice de ce projet de revue pour enfants qui s’inspirerait de la pédagogie Steiner. Elle recherchait des illustrateurs. Nous nous sommes rencontrées et ça a été un coup de cœur. Nos élans à diffuser des images apaisantes, inspirantes, nourrissantes pour l’âme des enfants se sont rencontrées, nous avons cherché ensemble les noms de ces revues, c’était vraiment une belle collaboration. Et puis la revue s’est arrêtée…

Journaldeschamps : Comment avez vous participé à la création de la revue Fanette et Filipin ?

Célia : Je travaillais avec Valérie Dogna sur d’autres projets et voilà que cette idée me retraverse, l’idée d’une revue pour enfant au service de l’épanouissement du beau, du bon , du vrai chez l’enfant, en lien avec les rythmes des saisons ; et pendant plusieurs mois je vais en parler à Valérie, ramener le sujet sur le tapis, jusqu’à ce que la graine germe.

Journaldeschamps : Voilà quatorze numéros de fanette et filipin , quelle réussite ! Vous devez en être fière? La revue est de plus en plus réussie, qu’en pensent vos lecteurs ?

Célia : je suis très fière de cette revue, des talents réunis ici, de la belle collaboration qui se vit dans les coulisses, derrière cette revue il y a vraiment des gens passionnés, dévoués, nous aimerions que cette revue se diffuse toujours davantage, cela ferait un contrepoids à ce qui est proposé par ailleurs dans les kiosques et qui n’a pas la profondeur des histoires et des images de ce journal.

Les lecteurs sont pleins de reconnaissance, de remerciements pour l’existence de cet album, cela nous fait chaud au cœur et nourri notre élan à continuer.

Journaldeschamps : Vous excellez dans l’art du dessin et dans les tableaux en laine. Avez vous suivi une formation ? Comment avez vous découvert les tableaux de laine?

Célia : j’ai reçu le don du dessin, et j’ai perfectionné ce talent à l’école ; j’ai découvert les tableaux de laine avec Ghislaine Pelletier qui m’a présenté Serge Arzan un grand artiste de la laine ; Il m’a montré comment il réalisait un tableau, là encore, un coup de cœur avec cette matière et j’ai poursuivi mon apprentissage, mon perfectionnement de cette technique en créant des tableaux, qui se sont améliorés au fil du temps.

Journaldeschamps : Votre art est typiquement ce que l’on appelle de l’art waldorf, est -ce volontaire ? Comment vous situez vous par rapport à cette pédagogie, vos enfants sont-ils allés en écoles waldorf ?

Célia : j’ai été très proche de cette pédagogie, de l’enseignement de Rudolf Steiner, des écoles, très inspirée par les tables des saisons, les fêtes , j’aurai aimé mettre mes enfants dans ces écoles mais je n’ai pas eu les moyens hélas de le faire.

Journaldeschamps : Pouvez-vous nous parler des qualités des tableaux de laine pour les enfants et aussi pour les adultes.

Célia : La laine est une matière qui porte en elle la douceur, c’est une matière qui est aussi lumière, ses fibres permettent les transparences, mais aussi le volume, le mouvement ; c’est juste magique de travailler avec cette matière/lumière dans les mains, de sentir sa douceur en créant. C’est comme un prolongement, une manifestation des élans qui me traversent et qui sont douceur, tendresse et joie ; la palette des couleurs que j’ai à disposition est généreuse et lumineuse  et me permet d’exprimer pleinement les inspirations qui me traversent ; pour les enfants et les grands regarder ces images de laine est fascinant, c’est un voyage, au cœur des transparences, des ondulations, on plonge dans la douceur, le mouvement et la vibration de la matière.

Journaldeschamps : Vous travaillez auprès d’enfants, que leur faites-vous faire ?

Célia : J’interviens dans plusieurs écoles dans la semaine, et avec les enfants nous travaillons principalement avec les aiguilles à feutrer. Ils adorent réaliser des petits animaux en volume, coccinelles, poissons, mais aussi des oiseaux à suspendre. Ils adorent cette matière, la facilité avec laquelle on peut réaliser des objets en volume, leur plaisir au contact de la laine est si palpable, et ils attendent avec impatience la prochaine séance. Ce qui leur plaît aussi énormément c’est la réalisation de paysages miniatures, avec des lutins, des petits animaux, si vous pouviez voir leurs yeux quand ils sont affairés à cette création,c’est merveilleux !

Journaldeschamps : Avez vous des projets dont vous aimeriez nous parler ?

Célia : je continue de mettre mes talents au service de projets qui me tiennent à coeur : Fanette et Filipin  bien sur ;  un coffret de 75 cartes illustrées avec mes tableaux en laine sur nos besoins et comment en prendre soin avec la communication non-violente vient de sortir, j’en suis très heureuse. Je me réjouis de cette collaboration avec Sophie Grosjean , formatrice en CNV qui va se poursuivre avec de nouveaux projets. Je me forme pour être accompagnante individuelle avec la CNV avec Isabelle Padovani et je continue de réaliser des tableaux et des mobiles en laine.

Pour admirer ou offrir des créations de Célia rendez-vous dans sa boutique en ligne http://fr.dawanda.com/shop/revesenlaine

et sur son blog

http://celiaportail.blogspot.fr/

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autour de la laine sur mes aiguilles

Tricot

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Je tricote beaucoup et j’ai envie depuis longtemps de faire partie de la communauté sur ravelry. Ce soir je m’y suis mise et j’y partage gratuitement le patron de la salopette vintage pour bébé que je viens de finir. C’est un patron des années 70 que j’ai adapté et qui mérite de revivre !

J’ai d’autres projets sur mes aiguilles et je vous en reparlerai…et vous tricotez vous ?

pdf gratuit à télécharger instruction-salopette-vintage