Archives du tag: pédagogie steiner

classe 1 Classe 2 classe 3 classe 4 classe 5 dessins de formes école à la maison lectures steiner waldorf livres pédagogie steiner

Le dessin de formes dans Fanette et Filipin

 

 

Séance de dessin de formes en famille avec la revue Fanette et quelques traces de bébé qui a voulu nous imiter…

Avec les enfants nous aimons l’activité « dessin de formes » et nous la pratiquons régulièrement en suivant la progression proposée dans les écoles Waldorf. Mais dès que nous recevons notre nouveau Fanette et Filipin, nous nous empressons de regarder les pages « La danse des formes » créée par Francine Dall’Agnol.

Depuis le début de la revue, à chaque saison, Francine propose à toute la famille une approche du dessin de formes très ludique et très créative.
J’ai échangé avec elle autour de cet art et je vous propose d’aller ensemble à la découverte du dessin de formes !

Le dessin de formes trouve son origine dans l’art ancien (chez les Grecs et les Celtes puis au moyen-âge). C’est même l’une des plus anciennes formes d’art de l’humanité. Il est pratiqué dans les écoles Waldorf, dans les centres de pédagogie curative et dans les ateliers d’art- thérapie. Toute personne initiée peut aussi le pratiquer seule chez soi. Il s’adresse à un public large de 7 à 97 ans !

« la danse des formes » dans Fanette et Filipin N°13

Francine nous dit : « Le dessin de formes est une activité où l’on doit beaucoup observer, « s’écouter ». C’est un travail intérieur et extérieur qui agit fortement sur soi et apporte beaucoup de ressentis. En dessinant, nous prenons conscience de notre corps, de notre respiration, de notre âme et notre esprit se calme progressivement. C’est un support utilisé comme outil thérapeutique. Le but de ces exercices est bien-sûr d’apprendre de nouvelles choses, mais aussi de développer notre créativité, notre volonté, de nous fortifier et de nous transformer intérieurement.
Quelle belle activité et comme on se sent bien et apaisé après une séance ! Le dessin de formes est la meilleure activité pour réveiller l’artiste qui sommeille en chacun de nous. »

 

Travail d’un élève classe 7,Vrijescholen Les Pays-Bas

  Que se passe-t-il quand on fait du dessin de formes :

Le dessin de formes est relié à la trace d’un mouvement, comme par exemple les marques laissées par l’eau ou le vent sur de la terre ou du sable, les étapes de croissance dans la nature, les multiples formes dans le règne minéral, végétal, animal, les similitudes avec le corps humain.
Il a un indéniable caractère méditatif en stimulant une activité intérieure qui permet de développer nos facultés créatrices quelques soient nos aptitudes ou connaissances.
Toujours à la recherche de l’équilibre et de l’harmonie, il agit sur nos différents corps : physique, éthérique, astral et notre « Je » ou « Moi ». C’est un moyen de nous ressourcer et de nous éveiller car il crée un lien entre les rythmes cosmiques et terrestres. C’est une source de santé et de vie.
Tout en développant notre ressenti intérieur et en nous rapprochant du monde extérieur, le dessin de formes sollicite les sens de la vue, de l’équilibre et du mouvement. Il permet travailler sur les polarités : gauche-droite, haut-bas, avant-arrière, sur la symétrie, les croisements, le retournement, etc.
Il nous permet d’observer dans la nature les mouvements, les transformations et de les reproduire : croissance, décroissance, métamorphoses, cycles, etc…

Classe 4 Vrijeschool Les Pays- Bas

 

Il favorise l’attention, la concentration, l’imagination. C’est une invitation à développer le sens du beau, à découvrir l’Art.
Chez l’enfant particulièrement, toujours en transformation, il permet de solliciter les différents tempéraments. (voir article sur les tempéraments dans le numéro 16 de Fanette et Filipin à paraître en mars 2017).

En partant de la ligne simple et de la courbe on pourra progressivement aller vers des formes bien plus complexes, en évitant d’avoir un geste mécanique ou hésitant. Il faut dessiner les formes en pleine conscience, sans aller trop vite ni trop lentement, avec une qualité de présence pour découvrir le rythme de chaque mouvement. On progressera mieux si on répète inlassablement les mêmes exercices et en corrigeant nos imperfections.

Au départ, il faut effleurer la feuille pour former « la trace » puis repasser dessus avec de plus en plus de sûreté : c’est partir du mouvement pour arriver à la forme.
Le mouvement, s’il se fait de gauche à droite, peut être exécuté aussi de droite à gauche pour renforcer sa volonté, et pourquoi pas avec la main droite et la main gauche alternativement.
Il est toujours possible d’imaginer d’innombrables variantes.
Avec des gestes naturels, sans prise de tête, le dessin de formes est aussi utilisé pour l’apprentissage de l’écriture, des tables de multiplication, de la géométrie, de la perspective.

 

 

Exercices pratiques proposés par Francine :

Pour la mise en route d’une séance, commencez par faire des lignes simples, des droites et des courbes, pour se mettre dans de bonnes dispositions.

1. Lignes violettes : tracez la ligne de gauche à droite avec la main droite – Répétez deux ou trois fois en cherchant l’horizontalité idéale
2. Lignes vertes : de droite à gauche – Répétez également
3. Lignes bleues : de gauche à droite avec la main gauche
4. Lignes rouges : un léger souffle vient transformer la ligne droite en courbes régulières
5. Lignes vertes : idem avec la main gauche – de droite à gauche

 

Ici La courbe s’accentue à chaque nouvelle ligne et les arrondis se resserrent pour finalement se toucher.

 

La courbe devient « vague ». Pensez à bien coordonner avec la respiration (inspir en montant – expir en descendant). Puis la courbe du retour passe par dessus la ligne montante.

 

Le dessin d’une lemniscate (un grand « huit ») est un exercice qui permet de se recentrer, se calmer, s’intérioriser.

Pour le lemniscate, travaillez sur une grande feuille verticale et commencez par dessiner légèrement la forme sur le papier puis corrigez à chaque passage en appuyant un peu plus pour avoir le croisement bien au centre de la figure. Équilibrez le volume entre la partie supérieure et la partie inférieure, le côté droit et le côté gauche.
Quand le dessin vous semble correct, reproduisez le mouvement en totalité, en continu, jusqu’à entrer dans un rythme que vous allez sentir de vous-même, toujours en coordination avec votre respiration.
Vous pouvez partir sur la droite ou sur la gauche (au choix), puis refaire l’opération en partant de l’autre côté, sur le même dessin ou sur une autre feuille.
N’hésitez pas à changer de couleur, même plusieurs fois, pour bien voir les corrections effectuées.
Cette lemniscate est la figure idéale pour se redonner de l’énergie.

Voici une jolie variante plus complexe de la lemniscate. Il y a beaucoup d’autres possibilités.

 

 

POur faire du dessin de formes il vous faut :
De grandes feuilles blanches (minimun A4)
Des pavés ou crayons de cire Stockmar de plusieurs couleurs en vente chez Belle émeraude.
Alors si vous souhaitez faire du dessin de forme avec vos enfants, je vous recommande vivement de vous procurer les anciens numéros de Fanette et Filipin et de suivre les pas à pas de Francine.

 

****************************

 

Francine Dall’Agnol est art-thérapeute. Elle a suivi la formation Arthéa à Genève.

Ont participé à cet article : Francine Dall’Agnol, Valérie Dogna (Rédactrice en Chef à Fanette et Filipin) et Isabelle Huiban (journaldeschamps)

classe 3 pédagogie steiner

Les 7 jours de la création, pédagogie Steiner à la maison

Premier jour de la création. "Lumière soit !" aquarelle d'Anselme
Premier jour de la création. « Lumière soit ! »
aquarelle d’Anselme

Conformément au programme de la pédagogie Steiner/Waldorf c’est en classe 3 que l’on raconte les histoires de l’ancien testament aux enfants qui sont dans leur neuvième ou dixième année. (L’étude de l’ancien testament fait aussi partie du socle commun des connaissances de l’éducation nationale en France)

J’ai eu envie de partager avec vous le travail qu’a réalisé Anselme au mois de novembre dernier.

Cinquième jour : "Poissons agitez vous dans les eaux" aquarelle d'Anselme
Cinquième jour : « Poissons agitez vous dans les eaux » aquarelle d’Anselme

Voici les explications de Guy Chaudon, professeur à l’école steiner de Colmar, dans 1,2,3 soleil de juin 2011

Entre neuf et dix ans, l’enfant vit un éveil de conscience. Son moi prend soudainement conscience de lui même. Parallèlement son regard sur le monde extérieur devient plus perçant. Deux réalisés s’offrent à lui, s’opposent même : la confiance de la petite enfance face aux dures lois de la nature. C’est un moment de crise. Le moi est appelé à s’affranchir de la quiétude enfantine, il doit oser affronter ce monde nouveau. Beaucoup perdent leurs repères à cet âge, pleurent, s’isolent ou deviennent agressifs. 

C’est à cet âge que sont racontés les grands mythes fondateurs (…) ces mythes décrivent la création du monde, la naissance de l’homme, parlent d’un âge d’or, de félicité et d’innocence primordiale…mais aussi de chute, de rejet,d’isolement, de souffrance et même de mort. Les splendeurs divines s’estompent, l’homme est exclu du paradis. Tous cependant donnent naissance à des héros capables d’affronter la tête haute les dures réalités de la terre. Qu’ils se nomment Caïn, Fion, Jacob, Noé, Siegfried…qu’importe chacun a su faire face à son destin , a su se redresser !

Ces grandioses images sont accueillies avec intensité et soulagement par les enfants en désarroi. Elles leur montrent que le moi est capable de rassembler l’énergie et la force en lui, pour accepter son destin, sa chute, son individualisation,aller de l’avant, oser. Ragaillardi, rassuré le moi de l’enfant peut continuer son évolution.

En plus de tout cela l’étude de ces histoires est l’occasion de pratiquer le français : orthographe, composition, expression orale, écriture cursive,…

C’est aussi une période très riche car il y a beaucoup de peintures à l’aquarelle sur papier mouillé à faire. Les couleurs tout comme les histoires accompagnent l’âme et les sentiments des enfants.

creation

C’est à nouveau avec plaisir que j’ai lu les histoires de la création racontées par Jacob Streit dans son livre « Et la lumière fût » .

Je me suis aussi inspirée du guide gratuit que l’on trouve en ligne sur le grade 3 et nous avons lu un très bel album sur la bible.

Un article de Hervé Gaudu sur la création selon la bible, une période en troisième classe, a été publié dans le 1.2.3 soleil de juin 2014

Concrètement voici comment nous avons travaillé :

*10 mn de rythme pour redescendre dans son corps (récitation des tables en marchant)

*5mn où Anselme racontait à sa manière l’histoire lu précédemment

*15 mm écriture d’une légende pour le dessin de la veille

*1 heure d’aquarelle sur papier mouillée (1préparation du matériel, 2peinture guidée, 3puis peinture libre, 4rangement du matériel)

*pause grignotage ou du midi

*écoute de l’histoire suivante soit avant le repas du midi soit l’après midi

Sixième jour : "Terre anime toi d'animaux de toutes sortes"aquarelle d'Isabelle
Sixième jour : « Terre anime toi d’animaux de toutes sortes »aquarelle d’Isabelle

 

Vous trouverez dans le guide Waldorf toutes les indications pour les peintures, c’est en anglais mais c’est très facilement traductible, au pire vous pouvez utiliser google traduction.

Durant les séances de peintures je peint toujours avec Anselme c’est d’une part plus motivant et inspirant pour lui  et c’est aussi une façon de lui enseigner des techniques simplement en me regardant. Je donne quelques consignes qu’il doit respecter mais il reste libre dans son dessin.

Sixième jour, des écureuils Aquarelle d'Anselme
Sixième jour, des écureuils
Aquarelle d’Anselme

Enfin une fois toutes les aquarelles faites et légendées, Anselme a fait une page de titre puis nous avons relié son travail pour en faire un très beau cahier.

cahier

A présent nous allons nous contenter de lire la suite des histoires des fils de Caïn et de l’arche de Noé. Avec Adèle il y a quelques années nous avions continué à faire un cahier avec dessins/aquarelles/écriture, cela avait été un très long travail.

 

 

classe 3 grammaire pédagogie steiner

Grammaire et conjugaison avec la pédagogie Steiner

Anselme a découvert la nature des mots et la conjugaison (lors de deux périodes). C’est à nouveau l’histoire d’hélène Besnard,que j’ai utilisé comme point de départ, comme une introduction imagée. J’ai réadapté l’histoire en fonction de lui. Une fois tous les personnages présentés et dessinés (le sujet, le verbe, l’adjectif,…)nous avons travaillé avec  un ancien manuel pour faire des exercices d’entrainements.

L’important à mon sens est de rentrer dans la matière par le biais d’images et d’histoires que chaque parent instructeur aura crée pour son enfant. Ce qui est aussi essentiel et propre à la pédagogie Steiner est de respecter l’âge de l’enfant. Avant la neuvième année un enfant n’est pas prêt pour faire de la grammaire car bien que l’on utilise des images et une histoire il faut bel et bien ensuite s’exercer avec notre langue ! La nature des mots est ainsi gravée à tout jamais dans leur esprit, pas besoin de la revoir tous les ans…Adèle presque 13 ans ce souvient encore de l’histoire du royaume de Dame grammaire et connait bien la nature des mots. Enfin et surtout ce qui m’a à nouveau émerveillé c’est le plaisir qu’à eu Anselme à travailler et à produire ses cahiers, cela lui a demandé beaucoup de travail et d’efforts mais le résultat est très valorisant pour lui. Quel plaisir nous avons tous les deux à regarder ses productions. Et puis les petits cahiers de conjugaison (idée empruntée de la pédagogie Montessori) vont à présent lui servir d’aide mémoire et utilisés pour quelques années.

Dessin de la la nature des mots
Dessin de la la nature des mots
verbes
les chevaliers et les groupes des verbes
cahiers de conjugaison
cahiers de conjugaison