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Le dessin de formes dans Fanette et Filipin

 

 

Séance de dessin de formes en famille avec la revue Fanette et quelques traces de bébé qui a voulu nous imiter…

Avec les enfants nous aimons l’activité « dessin de formes » et nous la pratiquons régulièrement en suivant la progression proposée dans les écoles Waldorf. Mais dès que nous recevons notre nouveau Fanette et Filipin, nous nous empressons de regarder les pages « La danse des formes » créée par Francine Dall’Agnol.

Depuis le début de la revue, à chaque saison, Francine propose à toute la famille une approche du dessin de formes très ludique et très créative.
J’ai échangé avec elle autour de cet art et je vous propose d’aller ensemble à la découverte du dessin de formes !

Le dessin de formes trouve son origine dans l’art ancien (chez les Grecs et les Celtes puis au moyen-âge). C’est même l’une des plus anciennes formes d’art de l’humanité. Il est pratiqué dans les écoles Waldorf, dans les centres de pédagogie curative et dans les ateliers d’art- thérapie. Toute personne initiée peut aussi le pratiquer seule chez soi. Il s’adresse à un public large de 7 à 97 ans !

« la danse des formes » dans Fanette et Filipin N°13

Francine nous dit : « Le dessin de formes est une activité où l’on doit beaucoup observer, « s’écouter ». C’est un travail intérieur et extérieur qui agit fortement sur soi et apporte beaucoup de ressentis. En dessinant, nous prenons conscience de notre corps, de notre respiration, de notre âme et notre esprit se calme progressivement. C’est un support utilisé comme outil thérapeutique. Le but de ces exercices est bien-sûr d’apprendre de nouvelles choses, mais aussi de développer notre créativité, notre volonté, de nous fortifier et de nous transformer intérieurement.
Quelle belle activité et comme on se sent bien et apaisé après une séance ! Le dessin de formes est la meilleure activité pour réveiller l’artiste qui sommeille en chacun de nous. »

 

Travail d’un élève classe 7,Vrijescholen Les Pays-Bas

  Que se passe-t-il quand on fait du dessin de formes :

Le dessin de formes est relié à la trace d’un mouvement, comme par exemple les marques laissées par l’eau ou le vent sur de la terre ou du sable, les étapes de croissance dans la nature, les multiples formes dans le règne minéral, végétal, animal, les similitudes avec le corps humain.
Il a un indéniable caractère méditatif en stimulant une activité intérieure qui permet de développer nos facultés créatrices quelques soient nos aptitudes ou connaissances.
Toujours à la recherche de l’équilibre et de l’harmonie, il agit sur nos différents corps : physique, éthérique, astral et notre « Je » ou « Moi ». C’est un moyen de nous ressourcer et de nous éveiller car il crée un lien entre les rythmes cosmiques et terrestres. C’est une source de santé et de vie.
Tout en développant notre ressenti intérieur et en nous rapprochant du monde extérieur, le dessin de formes sollicite les sens de la vue, de l’équilibre et du mouvement. Il permet travailler sur les polarités : gauche-droite, haut-bas, avant-arrière, sur la symétrie, les croisements, le retournement, etc.
Il nous permet d’observer dans la nature les mouvements, les transformations et de les reproduire : croissance, décroissance, métamorphoses, cycles, etc…

Classe 4 Vrijeschool Les Pays- Bas

 

Il favorise l’attention, la concentration, l’imagination. C’est une invitation à développer le sens du beau, à découvrir l’Art.
Chez l’enfant particulièrement, toujours en transformation, il permet de solliciter les différents tempéraments. (voir article sur les tempéraments dans le numéro 16 de Fanette et Filipin à paraître en mars 2017).

En partant de la ligne simple et de la courbe on pourra progressivement aller vers des formes bien plus complexes, en évitant d’avoir un geste mécanique ou hésitant. Il faut dessiner les formes en pleine conscience, sans aller trop vite ni trop lentement, avec une qualité de présence pour découvrir le rythme de chaque mouvement. On progressera mieux si on répète inlassablement les mêmes exercices et en corrigeant nos imperfections.

Au départ, il faut effleurer la feuille pour former « la trace » puis repasser dessus avec de plus en plus de sûreté : c’est partir du mouvement pour arriver à la forme.
Le mouvement, s’il se fait de gauche à droite, peut être exécuté aussi de droite à gauche pour renforcer sa volonté, et pourquoi pas avec la main droite et la main gauche alternativement.
Il est toujours possible d’imaginer d’innombrables variantes.
Avec des gestes naturels, sans prise de tête, le dessin de formes est aussi utilisé pour l’apprentissage de l’écriture, des tables de multiplication, de la géométrie, de la perspective.

 

 

Exercices pratiques proposés par Francine :

Pour la mise en route d’une séance, commencez par faire des lignes simples, des droites et des courbes, pour se mettre dans de bonnes dispositions.

1. Lignes violettes : tracez la ligne de gauche à droite avec la main droite – Répétez deux ou trois fois en cherchant l’horizontalité idéale
2. Lignes vertes : de droite à gauche – Répétez également
3. Lignes bleues : de gauche à droite avec la main gauche
4. Lignes rouges : un léger souffle vient transformer la ligne droite en courbes régulières
5. Lignes vertes : idem avec la main gauche – de droite à gauche

 

Ici La courbe s’accentue à chaque nouvelle ligne et les arrondis se resserrent pour finalement se toucher.

 

La courbe devient « vague ». Pensez à bien coordonner avec la respiration (inspir en montant – expir en descendant). Puis la courbe du retour passe par dessus la ligne montante.

 

Le dessin d’une lemniscate (un grand « huit ») est un exercice qui permet de se recentrer, se calmer, s’intérioriser.

Pour le lemniscate, travaillez sur une grande feuille verticale et commencez par dessiner légèrement la forme sur le papier puis corrigez à chaque passage en appuyant un peu plus pour avoir le croisement bien au centre de la figure. Équilibrez le volume entre la partie supérieure et la partie inférieure, le côté droit et le côté gauche.
Quand le dessin vous semble correct, reproduisez le mouvement en totalité, en continu, jusqu’à entrer dans un rythme que vous allez sentir de vous-même, toujours en coordination avec votre respiration.
Vous pouvez partir sur la droite ou sur la gauche (au choix), puis refaire l’opération en partant de l’autre côté, sur le même dessin ou sur une autre feuille.
N’hésitez pas à changer de couleur, même plusieurs fois, pour bien voir les corrections effectuées.
Cette lemniscate est la figure idéale pour se redonner de l’énergie.

Voici une jolie variante plus complexe de la lemniscate. Il y a beaucoup d’autres possibilités.

 

 

POur faire du dessin de formes il vous faut :
De grandes feuilles blanches (minimun A4)
Des pavés ou crayons de cire Stockmar de plusieurs couleurs en vente chez Belle émeraude.
Alors si vous souhaitez faire du dessin de forme avec vos enfants, je vous recommande vivement de vous procurer les anciens numéros de Fanette et Filipin et de suivre les pas à pas de Francine.

 

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Francine Dall’Agnol est art-thérapeute. Elle a suivi la formation Arthéa à Genève.

Ont participé à cet article : Francine Dall’Agnol, Valérie Dogna (Rédactrice en Chef à Fanette et Filipin) et Isabelle Huiban (journaldeschamps)

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Le monde de Laine et de douceur de Célia Portail

Journaldeschamps soutient La revue Fanette et Filipin. En septembre nous avions fait la connaissance de Valérie Dogna, rédactrice en chef de la revue, Aujourd’hui je vous propose un entretien avec Célia Lemoine, auteure et illustratrice de la revue.

celia

Journaldeschamps : Nous avons découvert vos premiers dessins dans les revues Mirlidor et Grain d’or il y a de cela plus de 10 ans. Pouvez-vous nous parler de votre expérience au sein de cette revue d’inspiration Waldorf.

Célia : j’ai eu la chance de connaître Ghislaine Pelletier, initiatrice de ce projet de revue pour enfants qui s’inspirerait de la pédagogie Steiner. Elle recherchait des illustrateurs. Nous nous sommes rencontrées et ça a été un coup de cœur. Nos élans à diffuser des images apaisantes, inspirantes, nourrissantes pour l’âme des enfants se sont rencontrées, nous avons cherché ensemble les noms de ces revues, c’était vraiment une belle collaboration. Et puis la revue s’est arrêtée…

Journaldeschamps : Comment avez vous participé à la création de la revue Fanette et Filipin ?

Célia : Je travaillais avec Valérie Dogna sur d’autres projets et voilà que cette idée me retraverse, l’idée d’une revue pour enfant au service de l’épanouissement du beau, du bon , du vrai chez l’enfant, en lien avec les rythmes des saisons ; et pendant plusieurs mois je vais en parler à Valérie, ramener le sujet sur le tapis, jusqu’à ce que la graine germe.

Journaldeschamps : Voilà quatorze numéros de fanette et filipin , quelle réussite ! Vous devez en être fière? La revue est de plus en plus réussie, qu’en pensent vos lecteurs ?

Célia : je suis très fière de cette revue, des talents réunis ici, de la belle collaboration qui se vit dans les coulisses, derrière cette revue il y a vraiment des gens passionnés, dévoués, nous aimerions que cette revue se diffuse toujours davantage, cela ferait un contrepoids à ce qui est proposé par ailleurs dans les kiosques et qui n’a pas la profondeur des histoires et des images de ce journal.

Les lecteurs sont pleins de reconnaissance, de remerciements pour l’existence de cet album, cela nous fait chaud au cœur et nourri notre élan à continuer.

Journaldeschamps : Vous excellez dans l’art du dessin et dans les tableaux en laine. Avez vous suivi une formation ? Comment avez vous découvert les tableaux de laine?

Célia : j’ai reçu le don du dessin, et j’ai perfectionné ce talent à l’école ; j’ai découvert les tableaux de laine avec Ghislaine Pelletier qui m’a présenté Serge Arzan un grand artiste de la laine ; Il m’a montré comment il réalisait un tableau, là encore, un coup de cœur avec cette matière et j’ai poursuivi mon apprentissage, mon perfectionnement de cette technique en créant des tableaux, qui se sont améliorés au fil du temps.

Journaldeschamps : Votre art est typiquement ce que l’on appelle de l’art waldorf, est -ce volontaire ? Comment vous situez vous par rapport à cette pédagogie, vos enfants sont-ils allés en écoles waldorf ?

Célia : j’ai été très proche de cette pédagogie, de l’enseignement de Rudolf Steiner, des écoles, très inspirée par les tables des saisons, les fêtes , j’aurai aimé mettre mes enfants dans ces écoles mais je n’ai pas eu les moyens hélas de le faire.

Journaldeschamps : Pouvez-vous nous parler des qualités des tableaux de laine pour les enfants et aussi pour les adultes.

Célia : La laine est une matière qui porte en elle la douceur, c’est une matière qui est aussi lumière, ses fibres permettent les transparences, mais aussi le volume, le mouvement ; c’est juste magique de travailler avec cette matière/lumière dans les mains, de sentir sa douceur en créant. C’est comme un prolongement, une manifestation des élans qui me traversent et qui sont douceur, tendresse et joie ; la palette des couleurs que j’ai à disposition est généreuse et lumineuse  et me permet d’exprimer pleinement les inspirations qui me traversent ; pour les enfants et les grands regarder ces images de laine est fascinant, c’est un voyage, au cœur des transparences, des ondulations, on plonge dans la douceur, le mouvement et la vibration de la matière.

Journaldeschamps : Vous travaillez auprès d’enfants, que leur faites-vous faire ?

Célia : J’interviens dans plusieurs écoles dans la semaine, et avec les enfants nous travaillons principalement avec les aiguilles à feutrer. Ils adorent réaliser des petits animaux en volume, coccinelles, poissons, mais aussi des oiseaux à suspendre. Ils adorent cette matière, la facilité avec laquelle on peut réaliser des objets en volume, leur plaisir au contact de la laine est si palpable, et ils attendent avec impatience la prochaine séance. Ce qui leur plaît aussi énormément c’est la réalisation de paysages miniatures, avec des lutins, des petits animaux, si vous pouviez voir leurs yeux quand ils sont affairés à cette création,c’est merveilleux !

Journaldeschamps : Avez vous des projets dont vous aimeriez nous parler ?

Célia : je continue de mettre mes talents au service de projets qui me tiennent à coeur : Fanette et Filipin  bien sur ;  un coffret de 75 cartes illustrées avec mes tableaux en laine sur nos besoins et comment en prendre soin avec la communication non-violente vient de sortir, j’en suis très heureuse. Je me réjouis de cette collaboration avec Sophie Grosjean , formatrice en CNV qui va se poursuivre avec de nouveaux projets. Je me forme pour être accompagnante individuelle avec la CNV avec Isabelle Padovani et je continue de réaliser des tableaux et des mobiles en laine.

Pour admirer ou offrir des créations de Célia rendez-vous dans sa boutique en ligne http://fr.dawanda.com/shop/revesenlaine

et sur son blog

http://celiaportail.blogspot.fr/

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Interview de Valérie Dogna, rédactrice en chef au Journal de Fanette et Filipin

Journaldeschamps supporte et aime le Journal de Fanette et Filipin, voici une interview « exclusive » pour découvrir cette fantastique revue pour les enfants et pour les parents.

 

Journaldeschamps: Racontez nous comment est né le journal de Fanette et Filipin et ce que vous souhaitez offrir aux enfants et à leur famille.

Valérie D : Je suis totalement terrassée par ce que je vois dans le commerce et dans les kiosques. Je ne comprends pas qu’en tant que parent, on puisse acheter et lire de pareilles inepties, des histoires qui n’ont aucun sens, dans lesquelles on prend les enfants (et les parents) pour des idiots et illustrés de dessins grotesques et caricaturaux.

Partant de cette constatation, une petite graine a germé dans l’esprit de la merveilleuse équipe d’auteurs et d’illustratrices qui m’entoure, sous l’impulsion première de Célia Portail, notre tisseuse de laine et de couleurs, pour faire naitre un magazine pour enfants qui soit totalement différent de tout ce que l’on trouve actuellement en France.

Dame poulette et coquette la poule noire ont trouvé un oeuf dorée. Illustration tirée du lapin de Pâques, une histoire de Roger Gandon illustrée par Marie Laure Viriot. Printemps 2016 n°12
Dame poulette et coquette la poule noire ont trouvé un œuf doré. Illustration tirée du « lapin de Pâques », une histoire de Roger Gandon illustrée par Marie Laure Viriot. Printemps 2016 n°12

Nous sommes tous et toutes de près ou de loin en lien avec la pédagogie Steiner-Waldorf et il était évident pour nous que nous devions nous appuyer sur cette base, dont le bien-fondé n’est plus à démontrer, pour nourrir une publication alternative unique en son genre. Chacun a insufflé sa foi, son talent, son amour des mots ou des couleurs, son art, à cette petite graine, et c’est dans cet humus mirifique qu’est né un jour d’été, sous un soleil prometteur, le Journal de Fanette et Filipin.

Nous le voulions Beau, parce que le monde est Beau.

Nous le voulions plein de douceur et de couleur.

Nous le voulions drôle et plein de vie, comme sont les enfants.

Nous le voulions en lien avec les saisons pour que les enfants puissent vivre au plus près du rythme de la Nature.

Nous sommes convaincus que le temps de l’enfance a besoin d’être protégé et nourri. Que ce temps sera d’autant plus nourri qu’il se passera loin des écrans, au contact de la vraie vie et de la nature, dans le mouvement et dans la joie de chaque instant.

Journaldeschamps : Parlez nous du contenu de la revue :

Valérie D : Le cœur de ce magazine, ce sont bien sûr les histoires, de belles histoires ayant du sens et toujours merveilleusement illustrées pour rêver et s’émerveiller.

  • Des histoires mettant en scène de petits personnages ou des animaux pour le plus grand bonheur des plus petits.
  • Des histoires ou des contes traditionnels avec leurs trésors innombrables qui viennent encourager et réconforter les enfants un peu plus âgés sur leur chemin de vie.
  • Et puis des fables, des poésies et des chansons, pour le bonheur des mots qui chantent et qui dansent dans nos oreilles.

L’idée c’est bien sûr de lire ces histoires aux enfants, de cœur à cœur, afin de partager ensemble des moments intenses de complicité, des moments magiques qui restent gravés dans leur mémoire et qui vont constituer progressivement une merveilleuse culture familiale.

Les trois petits cochons illustration de Marie Laure Viriot dans fanette et filipin N°13 été 2016
Les trois petits cochons illustration de Marie Laure Viriot dans Le journal de Fanette et Filipin N°13 été 2016

On sait aujourd’hui que les histoires lues sont le meilleur moyen de développer chez les enfants toutes leurs capacités intellectuelles, leur capacité à se créer des images mentales, leur imaginaire et leur langage (leur bagage linguistique), qui sont les bases d’une pensée créative pour toute la vie.

On sait moins que les histoires sont également une base formidable pour tout apprendre : la grammaire, les mathématiques, l’histoire, l’art et même le travail manuel.

Le journal de Fanette et Filipin propose un contenu très riche et varié dans l’idée de développer les trois aspects de l’être : la tête, le cœur et la main.

Vous trouverez donc dans chaque numéro, en plus des différentes histoires :

  • Des propositions de bricolages amusants ou de jouets à réaliser vous-même avec des matériaux naturels, pour développer le goût de faire et de créer avec ses mains (pitié, ne me parlez jamais d’un bricolage en rouleau de papier toilette, j’en fais une syncope)
  • Des recettes de cuisine végétarienne pour apprendre à se nourrir sainement, à respecter les animaux et l’environnement.
  • Une rubrique sur la vie des animaux et les secrets des plantes parce que les enfants ont besoin de vivre en lien avec la nature pour s’épanouir harmonieusement.
  • Une rubrique dédiée au dessin de forme, cette merveilleuse activité pour petits et grands très présente dans les écoles Steiner et malheureusement trop méconnue et qui permet de développer le centrage, la concentration, l’équilibre cerveau droit-cerveau gauche, la motricité fine et la créativité.

Et puis des jeux, des poèmes, des chansons, parce que la vie est belle ! Bref… tout pour le bonheur des enfants !

Le journal de Fanette et Filipin est aussi un outil formidable pour créer une belle cohésion familiale.

  • Il est conçu pour les 3/10 ans afin que toute la fratrie puisse y trouver son compte.
  • C’est également un très bel outil pour organiser des ateliers avec des enfants dans le cadre de centre de loisirs ou d’activités péri-scolaires.

Journaldeschamps : Puisez vous dans vos souvenirs d’enfant pour faire vivre votre revue ?

Valérie D :  Quand j’avais neuf ans, maman nous avait lu « Petite Princesse », un chapitre chaque soir avant de dormir. Je m’imprégnais de chaque détail de chaque illustration pendant des heures, et sous mes yeux, la petite fille se mettait à vivre. Je grelottais l’hiver avec elle dans sa mansarde. Je l’aidais à nourrir ses amies les souris. Elle devait travailler pour gagner sa maigre pitance, mais là-haut dans la mansarde, il y avait toujours les robes de princesse. Apprendre le courage dans l’adversité, garder la foi et un cœur pur, préserver les valeurs d’entraide et d’amitié.

Je ne saurais dire à quel point cette petite princesse a marqué mon enfance. Et je la porte toujours en moi.

Nous étions chacune dans notre lit, les couvertures bien tirées sous notre nez. Maman lisait. Et nous, les yeux grands ouverts, nous voyagions.

Voici les délices de l’enfance que je porte en moi éternellement. Voici les délices que je m’attends à vivre à chaque fois que j’ouvre un livre. Voici les délices que j’espère faire vivre à tous les enfants, au travers du Journal de Fanette et Filipin et au travers d’histoires qui laissent des impressions fortes.

Comme beaucoup je garde des souvenirs émerveillés et émus de ma propre enfance et c’est dans ces souvenirs, dans ces sensations qui semblaient perdues à tout jamais et qui rejaillissent tout à coup, que je puise l’inspiration pour donner vie à Fanette et Filipin.

 

Journaldeschamps : Qui sont Fanette et Filipin ?

Valérie D : Fanette et Filipin sont les deux petits héros du journal que les enfants retrouvent à chaque numéro pour de nouvelles aventures rocambolesques.

Petite fille intrépide, Fanette vit au rythme des saisons entourée de ses amis les animaux : Salto le chat, Queue-Blanche le lapin, Panache l’écureuil. Elle partage avec son ami Filipin, un drôle de lutin des bois joyeux et facétieux, une amitié extraordinaire et émouvante.

"Fanette et les lucioles" illustration de célia Portail et histoire de Nathalie Valette dans Le journal de Fanette et Filipin N°13 été 2016
« Fanette et les lucioles » illustration de Célia Portail. Une histoire de Nathalie Valette dans Le journal de Fanette et Filipin N°13 été 2016

A chaque saison, leurs aventures les emmènent à la découverte des plantes et des animaux. C’est toujours avec plein d’humour et de poésie que Filipin montre à Fanette toutes les merveilles de la nature. Et les enfants découvrent un monde riche et plein de possibilités, bien au-delà de leur propre univers.

Les enfants adorent cet univers pittoresque et ces petits personnages attachants. Les récits sont drôles, émaillés de difficultés, de peurs et de dangers à surmonter. Les enfants s’identifient aux héros : les peurs de Fanette, ses bêtises, sa créativité ou le courage et l’ingéniosité de Filipin et façonnent ainsi leur propre identité.

Et Filipin est un sacré farceur qui me fait, moi, franchement mourir de rire !

Journaldeschamps : Pourquoi avez vous choisi de publier la revue une fois par trimestre ?

Valérie D : C’est volontairement que nous privilégions une parution trimestrielle qui peut sembler très espacée mais c’est une parution basée sur le rythme des saisons pour permettre à l’enfant de la vivre pleinement dans l’énergie qu’elle véhicule.

Par ailleurs, nos enfants vivent dans une société de surconsommation qui les stresse et les stimule à outrance avec toutes les conséquences de troubles du comportement que cela induit de plus en plus (anxiété, problèmes de concentration…)

Aussi un enfant ne peut-il pas tirer profit d’un magazine qui revient trop vite dans la boite aux lettres. Soit il est lu trop rapidement et dans ce cas il n’y a pas de vécu profond en lien avec cette lecture, soit le magazine n’est même pas ouvert, simplement parce que l’enfant n’en a pas eu le temps.

Jusqu’à 8 ans, les enfants aiment qu’on leur lise et relise toujours les mêmes histoires. Cette répétition leur apporte un sentiment de sécurité et de réconfort. Laissons-leur le temps de s’en nourrir, de se créer tout un imaginaire, de le faire vivre dans leur for intérieur et de s’en inspirer pour leurs jeux.

Les enfants ont fondamentalement besoin de temps pour goûter une histoire et s’en imprégner en profondeur.

 

Journaldeschamps : Vous venez de nous faire une belle surprise avec les histoires du nain feufolin que vous envoyez gratuitement via une newsletter, pouvez vous nous en parler ?

L’histoire du soir est si importante que nous avons mis en place sur notre site, des petites histoires du soir racontées par Filipin, qui paraissent tous les quinze jours au rythme des lunes.

Sous la plume de Nathalie Valette, Filipin emmène vos enfants dans « La Forêt Enchantée », une série de petites histoires drôles et sensibles. Ils suivront les aventures du nain Feufolin, de Pitch le petit efle, de Soraya la jeune fée. Ils seront charmés par les petits animaux insolites et rigolos de la forêt : Mirette la Chouette, Grognon le Hérisson, Trac le Pic-vert, Tracassin le Marcassin…

Feufolin le nain et grognon le hérisson
Feufolin le nain et grognon le hérisson, deux héros des histoires du soir offertes par le journal de Fanette et Filipin. Illustration Célia Portail

Les histoires se suivent tout en étant indépendantes les unes des autres. Elles composent un véritable conte féerique dans lequel le petit peuple délivre avec bonheur toute sa poésie et sa sagesse.

Avec du suspens, elles seront à lire et à relire ! Un plus pour patienter entre deux numéros du journal !

Pour ne pas les manquer,

inscrivez-vous gratuitement sur www.fanette-et-filipin.com !

Couverture du numéro de l'été à paraitre en juin 2016
Couverture du numéro 13 de l’été à paraitre en juin 2016

Et profitez aussi en ce moment d’une réduction du montant de l’abonnement.

 

journaldeschamps, Isabelle: Je suis une fan de la revue et j’ai tous les numéros ! Depuis trois ans nous renouvelons notre abonnement à l’occasion d’un anniversaire ou pour noël ou simplement parce que nous ne pouvons plus nous en passer ! C’est un formidable soutien pour notre quotidien : lors du cercle, au coucher, pour les fêtes. J’y trouve aussi des conseils et de nouvelles idées pour le dessin de forme dans le cadre de l’instruction en famille avec la pédagogie Steiner Waldorf, sans parler des activités manuelles et des recettes, des chansons et des poésies. Le nouveau site internet est splendide et vous trouverez gratuitement des idées d’activités manuelles inspirées par la pédagogie Steiner Waldorf.

 

Vive Fanette et Filipin et longue vie à cette revue !