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Comment faire de l’aquarelle Waldorf

 

Dans cet article j’aimerai vous montrer Comment faire une séance d’aquarelle sur papier mouillé avec vos enfants. Vous trouverez aussi à la fin de cet article les « Pourquoi » de cette technique artistique.

Pour commencer j’aimerai vous conseiller de la pratiquer régulièrement selon le rythme qui vous convient, chez nous depuis plusieurs années c’est le mardi le jour de peinture, avec une pause aux vacances d’été.

 

Rythme de la semaine avec ma bambine : lundi conte sur table, mardi aquarelle, mercredi courses, jeudi jardinage, vendredi sortie avec les amis, samedi ménage, dimanche repos

Matériel nécessaire :

#Une planche en bois ou en plastique

La planche vous servira de support pour votre feuille mouillée

#Du papier spécial aquarelle

Puisque le papier va être mouillé, prenez un papier assez épais qui ne risque pas de se déchirer; entre 80g et 140 g

#Des couleurs d’aquarelle

Les six couleurs du cercle de Goethe, à l’unité ou en kit

Trois couleurs du cercle primaires pour les plus jeunes suffisent, rouge bleu et jaune primaires

contenance au choix 20ml/50ml/250ml

#Des pots en verre pour conserver et utiliser l’aquarelle et leur support

#Un pinceau large à manche rond ou manche court pour les enfants

afin d’éviter de dessiner en faisant des contours et pour une meilleure application des couleurs

#Un chiffon et une éponge

pour nettoyer son pinceau  quand on change de couleur, ou pour prendre l’excédent d’eau du pinceau, pour enlever le surplus d’eau de la feuille

#Des pots en verre recyclés

pour rincer son pinceau, pour avoir de l’eau propre à proximité; 1 à 2 pots par personne

Vous pouvez aussi démarrer simplement avec  un kit de peinture aquarelle

 

Chaque « artiste » aura devant lui sur une table : sa planche, son pinceau à droite (ou à gauche pour les gauchers) , son chiffon, son éponge, son bocal d’eau propre pour nettoyer son pinceau, sa ou ses couleurs, une feuille aux coins arrondis (on privilégie les formes arrondies avec les petits et cela est plus facile pour eux de peindre dans les coins). Respecter autant que possible la place de tout ce matériel d’une séance sur l’autre.

 

 

Mouiller généreusement votre papier soit en le laissant 5 minutes dans un fond d’eau dans votre évier ou une bassine, soit avec l’aide d’une éponge sur votre planche comme sur la photo

 

Puis éponger l’excédent d’eau avec votre éponge

 

Les pots de peinture achetés doivent être dilués avec de l’eau et ne s’utilisent généralement pas pur. Ici, j’ai dilué les trois couleurs primaires que je conserve dans ces pots. J’ai mis une grosse noisette de peinture pure et de l’eau. Ces couleurs sont assez fortes, alors je les dilue encore un peu avant de les donner à l’enfant dans la petite coupelle. Mais il m’arrive aussi de donner directement cette intensité de couleur.

 

Toute cette préparation est dans les premiers temps à réaliser par l’adulte mais très vite les enfants pourront vous aider à installer et à ranger avec vous. C’est souvent un plaisir pour eux de nettoyer les pinceaux et les coupelles dont il reste encore un peu de couleur. Ils continuent d’ailleurs dans l’évier à faire d’autres expériences avec ces couleurs !

 

Quand on commence à faire de l’aquarelle sur papier mouillé, adulte, enfant ou bambin il est conseillé de commencer uniquement avec une couleur.

pourquoi, et bien simplement pour prendre le temps de vivre une couleur à la fois. De l’apprivoiser de voir quels effets elle produit, quels sentiments et comment avec son pinceau on la fait vivre, comment elle se comporte dans l’eau,…

J’ai toujours proposé le rouge pour les petits car en dilution légère la couleur est la fleur de pêche, couleur de la matrice…

Le rouge primaire et 3 degrés d’intensité

Quelle que soit la couleur utilisée (je ne vais parler que des couleurs primaires ) commencez par mettre à disposition une dilution légère de la couleur, puis lors d’une autre séance quand l’enfant semble avoir terminé ou manque d’inspiration donnez lui une nouvelle coupelle avec la même couleur plus forte. Vous pouvez avoir beaucoup de dilutions possible, j’ai l’habitude d’en faire 3 (une très très claire, une moyenne et une forte) Évitez d’en donner une trop forte aux tout petits.

conseil : si vous avez les 6 couleurs de cercle de Goethe vous pouvez fabriquer les primaires :  rouge primaire en mélangeant du carmin et du vermillon; du bleu primaire avec les 2 bleus et du jaune primaire avec le jaune d’or et le jaune citron.

La seule chose que vous ayez à « apprendre » à votre enfant est d’essuyer son pinceau à chaque fois qu’il prend de la couleur. Nul besoin de thème ou de leçon avec les plus jeunes.

Je dit que le pinceau doit essuyer ses poils (quand il y a de couleur avant d’aller sur le papier pour éviter de mettre trop d’eau sur le papier.), qu’il doit prendre son bain (quand il faut le plonger dans l’eau propre) avant de mettre un nouveau vêtement (quand vous introduirez 2 couleurs il faudra aussi lui apprendre à rincer son pinceau avant de prendre une autre couleur). En effet les mélanges de couleurs se font sur la feuille et nonpas dans les coupelles qui doivent rester aussi propres que possible et que l’on peut réutiliser, sinon il faudra les jeter.

Et comme les enfants apprennent en imitant prenez ce temps vous aussi pour peindre en même temps qu’eux avec la même couleur sans chercher à faire quelque chose de figuratif juste pour vivre une expérience de couleur. Empêchez vous de faire des commentaires mais soyez réceptif à ce qui se passe chez votre enfant, à ses commentaires et impressions.

quand le bleu primaire arrive sur notre feuille et rencontre le rouge, 3 intensités de bleu.

 

Une séance peut durer que 5 à 10 minutes pour les plus jeunes et plus longtemps avec les enfants grandissants, 30/40 mn.

Toutes ces indications sont valables pour les enfants de 3 à 7 ans et pour les débutants adultes et enfants. Un jour vous sentirez que les enfants et les adultes seront prêt à rentrer dans le monde de l’image. Peut être que certains enfants plus âgés aimeront peindre une scène d’un conte que vous aurez raconté, une ambiance de saison, un paysage, une figure. Les enfants en instruction à la maison et qui suivent la progression Steiner auront quantités d’occasions de peindre (voyez mes articles des années précédentes)

Aquarelle réalisée lors de l’étude de l’Ancient testament

 

Dragon et couleurs de la Saint Michel

Vous pouvez alors vous lancer ! Mais avant de terminer cet article je voudrai évoquer l’intérêt de l’aquarelle sur le développement sur le corps physique, l’âme et l’esprit des enfants (et des adultes)

L’aquarelle pratiquée dans les jardins d’enfants et les écoles Steiner Waldorf a été mise au point grâce aux conseils de R. Steiner par des enseignants et des jardinières. En plus d’être une merveilleuse activité, l’enfant apprend à trouver la couleur de manière intime avec tout son être, il est aussi capable de la retrouver dans la nature et de faire le lien, de comprendre et d’être sensibilisé au monde du clair obscure (ombre et lumière). Même s’il ne devient pas un artiste il aura une approche et une compréhension du monde plus fine. Mais ce n’est pas le seul bénéfice et c’est Freya Jaffke, ancienne jardinière qui a écrit beaucoup sur la petite enfance et l’art qui nous dit que les expériences faites avec l’aquarelle seront bénéfiques pour sa vie d’adulte. « Par exemple il faut faire attention,attendre, poursuivre son travail, faire l’expérience du mélange des couleurs, des intensités. Toutes ces activités participent aux fondations de l’âme en sommeil de l’enfant, l’aide à se saisir de son corps physique et rend son sens de l’organisation et de ses membres plus réceptifs. Quelqu’un qui a appris étant jeune à porter attention à la force ou à la délicatesse des couleurs et graduellement à l’appliquer sera plus tard plus à même  d’appliquer ces capacités de l’âme dans des situation sociales »FJ in About painting and human developpement through art

Dans son excellent livre you are your child first teacher, Rahima Baldwin Dancy nous rappelle que les couleurs sont dans leur élément quand elles sont dans l’eau. Leur vrai nature s’exprime dans l’eau quand elles perdent la lourdeur et la dureté terrestre. C’est pourquoi l’aquarelle sur papier mouillé correspond vraiment aux besoins de l’enfant : l’inachevé, la douceur, la croissance dont les couleurs font preuve tout comme la nature de l’enfant.

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Cet article a été réalisé dans le cadre de mon partenariat avec Mercurius France. Si vous avez des questions n’hésitez pas à m’en faire part.

 

Retrouvez tous les articles du blog depuis plusieurs années dans la catégorie Aquarelles Waldorf :

 

 

 

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Rencontre avec Marie Laure Viriot auteure et illustratrice pour le journal de Fanette et Filipin

Si vous lisez le journal de Fanette et Filipin vous devez sans doute comme moi, adorer les histoires et les jeux de Marie Laure Viriot. Si vous ne la connaissez pas encore, vous allez être enchanté par ces quelques illustrations à l’aquarelle. Et je vous invite à savourer tranquillement l’entretien qu’elle nous a accordé, c’est une belle histoire…

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Isabelle : Nous vous avons découvert en France grâce au journal de Fanette et Filipin où vous illustrez des histoires mais vous y êtes aussi auteure, pouvez-vous nous parler de votre parcours artistique et de votre rencontre avec l’équipe de Fanette ?

Marie Laure : J’ai fait un séminaire de formation pédagogique à l’école Steiner de Chatou et je suis ensuite allée faire une formation de peinture thérapeutique à l’école Margareth à Hauschka près de Stuttgart. J’ai rencontré là ma famille spirituelle et j’y ai redécouvert la Nature. Je passais beaucoup de temps dans la forêt à regarder toutes les formes des fleurs, des feuilles et des troncs d’arbres. Ça a été pour moi un vrai retour aux sources et c’est là que ma « deuxième » vie a commencé. L’apprentissage de la peinture thérapeutique a été très thérapeutique pour moi aussi ! Cette école n’existe, hélas, plus aujourd’hui.

J’ai travaillé et appris là-bas toutes les techniques aptes à aider et à accompagner les personnes en difficulté physique ou psychologique : aquarelle sur papier mouillé ou voiles sur papier sec. Mais également les techniques graphiques comme le dessin de forme.

Bien sûr, il fallait préalablement avoir suivi une formation artistique que j’avais faite à Paris pour maîtriser le sens de la composition, l’utilisation des couleurs, etc…

Suite à cette formation, j’ai fait un stage pratique à la clinique anthroposophique Ita Wegmann à Dornach en Suisse. Puis j’ai eu l’opportunité d’aller dans une école Waldorf en Allemagne et je suis devenue pour dix ans professeure de dessin-peinture.

Au moment de la naissance de ma fille, j’ai rencontré le fondateur d’une revue allemande pour enfants (équivalent de Fanette et Filipin) et pendant une dizaine d’années, j’ai participé à la rédaction et à l’illustration de chaque numéro.

En 2013, j’étais à la recherche d’une maison d’édition en France pour éditer Kokina et Trois-Noisettes qui me tenait particulièrement à cœur et j’ai ainsi eu la chance de rencontrer Valérie qui avait en projet de fonder une revue en lien avec la pédagogie Steiner. J’ai aussi eu la chance qu’elle tombe en amour avec mes illustrations (c’est elle qui le dit !) et nous sommes devenues des compagnes de travail. C’est avec grand bonheur que je fais des illustrations pour Fanette et Filipin depuis le premier numéro. C’est un journal qui devrait décorer chaque rayon de journaux pour enfants ! Et j’ai publié deux livres aux éditions Belle Emeraude : Kokina et Trois-Noisettes et La Fleur de minuit.

Kokina

Valérie : Pouvez-vous nous parler un peu de Kokina ?

J’ai écrit cette histoire quand ma fille était petite et je l’ai illustrée. Je voulais donner aux enfants l’envie de porter un regard aimant sur les petites choses de la vie et de la nature, car plus on regarde, plus on est riche à l’intérieur de soi.

Je voulais leur montrer que l’on peut créer avec les petites trouvailles de la nature des objets amusants qui racontent des tas de choses. Voir ou percevoir la richesse du monde naturel autour de soi, permet de se connecter à notre richesse intérieure. C’est une manière de développer l’imagination, une valeur si indispensable à l’équilibre de chacun.

Kokina est un livre qui nous permet de remplir notre «besace à trésors », comme le fait justement Trois-Noisettes, toujours émerveillé, amusé, enchanté par ses trouvailles et par les objets d’art qu’il en fait.

Isabelle : Votre site internet est magnifique mais est en allemand, il mériterait d’être visible en anglais et en français , vous résidez en allemagne et vous êtes allemande ?
Pas du tout, je suis française mais j’ai choisi l’Allemagne comme pays d’adoption depuis bientôt 40 ans !

Isabelle : Pouvez vous nous parler des qualités de l’aquarelle pour les enfants ?

L’aquarelle a d’indéniables qualités thérapeutiques. Elle est apaisante, stimulante, enrichissante. Elle appelle l’imagination et rend le bonheur de vivre à ceux qui l’ont perdu. Elle redonne confiance en soi. Elle permet aux enfants turbulents de se concentrer, aux enfants endormis de s’éveiller. La peinture thérapeutique est un atout pour ceux qui sont en quête d’équilibre. Je dirais même que tout le monde a à gagner de pratiquer la peinture thérapeutique.

Dans de nombreuses écoles Waldorf se trouve un endroit où les enfants peuvent pratiquer cet art si bénéfique. Il est bon aussi que la peinture faite dans les petites classes suive en gros des principes analogues à la peinture thérapeutique. Les cours de peinture peuvent ainsi aider au développement des élèves dans leurs tempéraments respectifs.

On appelle cela « peinture d’hygiène ». 

Valérie : Comment parvenez-vous à rendre les animaux si vivants ?

Je suis née avec un pinceau dans les mains. J’ai commencé par peindre les plantes et les fleurs. J’ai aussi eu des chiens et des chats qui ont été pour moi une révélation et qui m’ont beaucoup aidée. Ce sont eux qui m’ont introduit dans le monde fascinant des animaux. Je les observais du matin au soir. Et eux m’observaient aussi ! J’étais fascinée par la douce rondeur de la tête de mon chat. Je passais mon temps à le caresser du regard. Je crois que je me suis donné comme but de ma vie l’observation. Je photographie tout intérieurement avec mes yeux. Et aujourd’hui, je peins les animaux grâce à cette mémoire que j’ai cultivée à chaque instant depuis mon enfance. Le mouvement de la queue d’un chat qui traverse la rue. Le regard d’un âne. Le frémissement des narines d’un toutou à l’heure de la pâtée. Les petites pattes rosées et si fines d’un hamster qui tient une graine de tournesol.

Quand j’étais petite, j’ai eu la chance que mes parents nous emmènent pique-niquer le soir dans la forêt. Nous attendions que la nuit tombe en écoutant l’arrêt du chant des oiseaux, le chuchotement des feuilles dans les arbres. C’était l’heure bleue, entre chiens et loups. Un mélange granuleux de jour et de nuit, de clair et d’obscur, un monde merveilleux où tout devient mystérieux. J’étais Trois-Noisettes. Je respirais l’odeur de la mousse. Un de ces soirs magiques j’ai rencontré une petite salamandre qui m’a complètement fascinée tant elle était mignonne.

Isabelle : Votre art est typiquement de » l’art Waldorf », pouvez vous nous parler de la technique du voile ?

La technique des voiles est une forme de méditation des couleurs. On se met à l’écoute tout en restant très vigilant.

 A partir de la feuille blanche, le premier voile est comme un souffle de couleur. Au fur et à mesure, on intensifie les couleurs par des voiles. La difficulté, c’est la propreté des voiles qui ne doivent pas venir « salir » avec leurs contours les autres voiles déjà posés.

Dans ce type de peinture, on entre en intimité avec le monde et les forces de la création : il y a ce que je voudrais faire apparaître et ce qui apparaît. Il faut être autant acteur qu’observateur. Etre totalement à l’écoute de ce qui se passe dans l’élaboration d’un sujet. Plonger aux sources et faire naître au fur et à mesure. On devient le sujet en restant soi-même.  

Le cheval et l’enfant à retrouver en carte postale dans la boutique belle émeraude, série enfants dans la nature

Pour peindre un bouquet par exemple : c’est toi qui dirige mais une main invisible te guide dans cette élaboration. En fait, c’est comme une lente cristallisation : tu commences ta peinture dans le monde des couleurs douces et tu te cristallises lentement vers le monde physique dans tous ses détails. Tout l’art est de savoir quand s’arrêter !

C’est le centre d’équilibre entre la lumière et l’ombre, le blanc et le noir avec toutes  ses fluctuations de tonalités.

Il y a deux sortes de lumières à travailler :

On commence la peinture par une lumière pâle et omniprésente, très transparente. Les premiers voiles sont donc légers, enchanteurs et pleins de lumière. Puis cette lumière doit être confrontée à l’obscurité. Il faut pénétrer de plus en plus dans l’intensité de la couleur, dans son côté « ombre », et réussir à mettre en équilibre les zones de lumière et les zones d’ombre. Comme un chef d’orchestre, on est à l’écoute (visuelle) de tout l’ensemble : une petite touche de couleur transforme toute la composition. Par exemple une pointe de rouge réveille tout une plage de vert, loin de l’autre côté de la feuille.

C’est à ce moment qu’intervient le petit tour de magie : faire renaître, de cette ombre, une nouvelle lumière, dans certaines zones de la composition !

La première lumière, c’est la lumière « facile ». Goethe disait : « Les couleurs sont les actes et la douleur de la lumière dans l’obscurité ». Et il est vrai que l’on ressent une douleur en faisant ce travail parce qu’on participe intérieurement à cette métamorphose. On est obligé de sacrifier de jolies couleurs claires pour les foncer et les obscurcir, afin de rendre certaines zones du début plus foncées, plus lumineuses… D’une luminosité « enrichie » grâce aux contrastes de certaines parties avec d’autres encore plus sombres. C’est comme un être humain qui passe par la douleur et qui en ressort avec une lumière intérieure nouvelle.

La première lumière est une lumière un peu superficielle, sans expression. La seconde lumière est une lumière de renaissance. Lorsqu’on travaille vraiment ce processus, la première lumière souffre parce qu’elle est presque tuée par l’ombre, puis elle en renaît, comme humanisée ou animée. C’est une lumière de chaleur. Elle renaît des contrastes avec l’obscurité qui l’a créée. A ce stade, la première lumière a complètement disparu. Il faut donc retrouver un nouvel équilibre entre l’obscurité et la nouvelle lumière.


Isabelle : Avez vous des projets dont vous aimeriez nous parler ?

Depuis longtemps je porte en moi une petite histoire sur le bien-être des animaux.

Je prépare donc un livre qui racontera l’histoire d’un cirque pas comme les autres dans lequel  les animaux sont heureux, libres et enchanteurs, tenu par une petite fille rigolote et pleine d’imagination.

Je suis en train de l’écrire et de l’illustrer. Il paraîtra aux Editions Belle Emeraude dans un temps proche, j’espère. Peut-être pour la fin de l’année…

 

Marie Laure vous offre cette carte postale inédite « la famille hérisson ».

Pour ce faire, ouvrez cette image, enregistrer sous (clic droit) puis imprimer sur un papier épais

 

 

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Pour vous procurer les albums illustrés de Marie Laure, Kokina et La fleur de minuit, rendez vous sur la boutique en ligne des éditions Belle émeraude. Vous trouverez aussi des cartes postales de l’auteure pour envoyer à vos amis ou pour décorer votre maison, votre table des saisons. Et pour retrouver des histoires inédites et de nouvelles aquarelles de Marie Laure abonnez vous au journal de Fanette et Filipin.ou offrez vous les anciens numéros.

 

 

 

Autour de bébé/ Around Baby classe 4 dessins de formes école à la maison éducation waldorf

Et du côté de notre instruction en famille

Ces dernières années j’avais l’habitude de vous parler notre instruction en famille avec la pédagogie Steiner Waldorf. Peut être que cela vous manque ? peut être qu’au contraire vous préférez lire des articles plus légers sur notre vie de famille et sur l’éducation Waldorf en général, sur mes créations ou la laine ? En tout cas en ce qui me concerne je n’aime plus trop faire ce genre d’article et je me demande à qui cela sert…et puis avec une étudiante en moins j’ai tout de même moins de choses à montrer. Sachez aussi que le unschooling prend de plus en plus d’importance chez nous, non pas que j’en suis une adepte mais tout simplement parce que mon garçon de presque 10 ans n’aime pas écrire, ni dessiner et que c’est un peu compliqué de travailler ensemble alors il apprend beaucoup par lui même dans les livres et que sa passion pour la minéralogie,les fossiles et l’archéologie lui accapare presque tout son temps…et qu’il apprend beaucoup mieux ainsi. Et que notre inspecteur a aussi trouvé que cette façon d’instruire était satisfaisante.

Je tiens tout de même à lui faire vivre certains principes de cette pédagogie qui peuvent être proposés pour tous les enfants qu’ils soient scolarisés ou non car c’est une aide précieuse pour leur développement et des piliers sur lesquels nous parents pouvons nous appuyer dans ce passage difficile des 10 ans :

Les récits qui jalonnent les différentes classes et âges sont vraiment importants et exactement ce à quoi l’enfant doit se référer. Les mythes et les récits nordiques sont prépondérants mais il y a aussi tout les récits héroïques. Par exemple en ce moment nous lisons « Gardiens invisibles » de Jacob Streit

Le dessin de forme est aussi une aide précieuse pour nous car avec lui anselme travaille son tempérament, ses faiblesses et ses forces, c’est aussi une manière de travailler la fluidité et la rapidité dans l’écriture. Plus je fais du dessin de forme plus j’apprécie cet art, c’est incroyable tout ce que l’on peut déceler et résoudre.

L’aquarelle sur papier mouillé, le mardi c’est le jour de l’aquarelle. Là pas de souci tout le mon de aime et bébé appoline (18 mois) se joint à nous. Avec anselme (10 ans) je lui propose un thème ou un exercice puis il peut ensuite faire une peinture libre. C’est très valorisant pour lui même si sur le papier il doit se heurter à des expériences difficiles, tandis que pour bébé c’est l’immersion dans le rose pêche et dans l’élément eau. Et c’est pour moi très vivifiant et même si j’accompagne les enfants je peins aussi, il est d’ailleurs important pour les enfants de prendre modèle sur l’adulte sans recevoir d’explications. Je fais de la peinture intuitive et aujourd’hui comme la semaine dernière c’est une figure humaine ou angélique qui est sortie de ma peinture.

Du temps passé dans la Nature, des relations sociales et un rythme de vie calme et simple voilà les derniers et principes essentiels que nous essayons de vivre au quotidien avec nos enfants.

Et la petite Appoline vit sa vie de bambine et je ne me lasse pas de l’observer et de la photographier.

à très bientôt !

 


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