Archives de la catégorie: héros et saints

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Deux histoires pour la Saint-Martin

Les ducats tombés du ciel

Les frères Grimm -

Il était une fois une petite fille dont le père et la mère étaient morts. Elle était si pauvre qu’elle n’avait ni chambre ni lit pour se coucher; elle ne possédait que les vêtements qu’elle avait sur le corps, et un petit morceau de pain qu’une âme charitable lui avait donné; mais elle était bonne et pieuse. Comme elle était abandonnée de tout le monde, elle se mit en route à la garde du bon Dieu.

Sur son chemin, elle rencontra un pauvre homme qui lui dit: “Hélas! J’ai si grand’ faim! Donne-moi un peu à manger.” Elle lui présenta son morceau de pain tout entier en lui disant: “Dieu te vienne en aide!” et continua de marcher. Plus loin, elle rencontra un enfant qui pleurait, disant: “J’ai froid à la tête; donne-moi quelque chose pour me couvrir.” Elle ôta son bonnet et le lui donna. Plus loin encore elle en vit un autre qui était glacé faute de camisole et elle lui donna la sienne; enfin un dernier lui demanda sa jupe, qu’elle lui donna aussi. La nuit étant venue, elle arriva dans un bois où un autre enfant lui demanda une chemise. La pieuse petite fille pensa: “Il est nuit noire, personne ne me verra, je peux bien donner ma chemise,” et elle la donna encore.

Ainsi elle ne possédait plus rien au monde. Mais au même instant les étoiles du ciel se mirent à tomber, et par terre elles se changeaient en beaux ducats reluisants et, quoiqu’elle eût ôté sa chemise, elle en avait une toute neuve, de la toile la plus fine. Elle ramassa les ducats et fut riche pour toute sa vie.

FIN

La légende de saint martin

tiré du blog de Catherine

Il y a longtemps, vivait un bon jeune homme qui s’appelait Martin. Par un très froid matin d’hiver, le jeune Martin retournait chez lui après avoir été longtemps parti. Pour ce faire, il devait traverser une petite ville entourée d’un grand mur. Il se dirigeait vers la ville sur son beau cheval fier. Il portait une armure étincelante et son casque brillait. Son beau manteau rouge était doublé de laine d’agneau. Il avait gelé cette nuit-là, mais son manteau le gardait au chaud. Il ne sentait pratiquement pas le froid. Là-haut dans le ciel, l’étoile du soir brillait pour le guider chez lui.

Quand il approcha des portes de la ville, il vit un pauvre homme, un mendiant, vêtu de vêtements en haillons, il était presque nu. L’homme tremblait de froid, mais personne ne venait l’aider. Dans ces yeux, la lumière de l’étoile du soir se reflétait.

En voyant cela, Martin sentit son cœur se remplir de compassion. Il se dirigea droit vers le pauvre homme et enleva son manteau rouge. Et avec un seul coup d’épée, il coupa le beau manteau en deux. Il enveloppa la moitié du manteau autour des épaules de l’homme qui avait si froid et l’autre autour de ses épaules à lui.

Les gens du village regardaient la scène avec stupéfaction, ils étaient touchés par la bonté de Martin. Martin retourna chez lui le cœur en paix. Après avoir mangé un bon souper avec sa famille, il donna de bonnes pommes sucrées à son cheval pour le remercier de l’avoir porté pendant son long voyage.

Cette nuit-là, Martin fit un rêve. Il entendait cogner à la porte de sa maison. Dans son rêve, il se leva pour aller ouvrir, et une lumière brillante l’aveugla. Un être de lumière se tenait devant lui. Il portait la moitié de son manteau qu’il avait donné au mendiant et dans ces yeux brillait la lumière de l’étoile du soir, la lumière du Divin, que nous portons tous en nous. Martin se frotta les yeux. Il réalisa qu’il ne dormait plus, mais qu’il se tenait vraiment à la porte de sa maison et le vent froid lui fouettait le visage. Il referma la porte et vit que son grand manteau rouge doublé de laine d’agneau était accroché à côté de la porte, les deux morceaux avaient été réunis à nouveaux avec une belle couture d’or au milieu.

Après cette nuit-là, Martin devint lui aussi un être de lumière. Martin dévoua sa vie à s’occuper des pauvres, à s’assurer qu’ils avaient suffisamment de nourriture, un logis et des vêtements chauds. Et en vieillissant, la lumière de l’étoile du soir brillait dans ses yeux et dans son visage, et sa lumière était claire et étincelante, et elle se reflète encore aujourd’hui sur le monde.

On peut la voir dans chacune des flammes des chandelles.

aquarelle héros et saints lecture écriture pédagogie steiner

Grade 2 : les Saints

Oui je suis toujours là. Je pense souvent à ce que je voudrais vous dire, vous montrer mais le soir dans mon lit, ou devant la cheminée que l’on commence à allumer je suis si bien…Et preuve en est encore ce soir, rester devant un écran le soir ne donne pas du tout envi de dormir ! ça me rend insomniaque ! et demain je vais le regretter…..Pourtant je ne peux me résoudre à partager nos beaux apprentissages grâce aux apports de la pédagogie de Rudolf Steiner.

Alors je vais seulement vous parler de notre travail sur les Saints qui a duré trois semaines (et ce fût trop court !).

Ces dernières semaines nous avons fait un bloc d’écriture/lecture sur les Saints et repris la flûte celtique.

Les enfants de cet âge sont prêts à recevoir des histoires d’hommes et de femmes exceptionnels. Ces histoires de saints répondent à leur faim intérieure. « Les légendes tirées du monde des saints déposent dans l’âme de l’enfant de la gravité et un sentiment de piété. Les enfants entendent parler d’hommes et de femmes qui, à la différence des personnages de contes, ont suivi sur cette terre, sous une identité précise, le chemin que leur destin leur a tracé. Ils connaissent eux aussi les entraves dues à leur condition humaine mais cheminent vers une forme d’humanité supérieure. » Tiré de Les apprentissages fondamentaux dans les écoles Steiner/Waldorf

Moments choisi dans la vie de Sainte Odile :

CI dessus ,Sainte Odile découvre pour la première son don en soignant une paysanne mourante. Aquarelle d’Adèle

Sainte Odile se fait baptiser et retrouve la vue. Aquarelle d’Isabelle

Pour nos peintures j’ai demandé à Adèle de choisir une scène dans la légende de Sainte Odile qu’elle a apprécié ou qu’elle aimerait peindre. Puis de choisir deux couleurs qui selon elle donneraient l’ambiance du lieu, des sentiments, de ce qui s’y passe.

Elle a choisit le rouge pour les figures humaines, ce qui symbolise la force de vie qui nous anime, le courage. Le jaune pour la lumière de la guérison, la lumière des forces cosmiques.

J’ai peint le prêtre en bleu (protection aimante)

Voici un bulletin très intéressant de l’école de Perceval dont un article sur la peinture à l’aquarelle dans les premières classes. Bulletin à télécharger :  123soleil14

Pour les histoires de Saints nous avons travaillé à partir des livres :

Brother Sun and sister Moon.  Malone (Album jeunesse en Anglais que j’ai traduit)

je veux être ton Frère de J Streit (formidable !)

lien vers le forum ief avec d’autres pistes sur ce bloc

Adèle choisit ou je lui propose des mots que nous avons entendus dans l’histoire d’un Saint avec des graphèmes simples ou complexes (genre soleil, soeur, aigle, …), elle le copie dans son dico des mots et sur les petites fiches de sons qu’elle remplit depuis qq mois. Elle fait des résumés de l’histoire ou recopie ceux que je lui proposent. Elle m’aide à trouver comment ça s’écrit. Voilà le genre de travail que l’on fait.

L’apprentissage de l’écriture se fait par imitation mais aussi par plaisir. C’est la plupart du temps A. Qui décide d’écrire tel ou tel mot, de dessiner telle ou telle scène. Alors je dessine  et écrit toujours en même temps qu’elle. De cette façon elle apprend à son rythme sans avoir de leçon magistrale (et ennuyante) sur la chose. Elle relit avec plaisir son travail d’un jour sur l’autre. Elle aime montrer à ses grands-parents ses cahiers. Pour la lecture, Adèle est moins à l’aise, je ne m’inquiète pas je la laisse aller à son rythme.

Plus tard je vous parlerai de la flûte celtique.

De nos premières leçons de grammaire sur la nature des mots.

Des livres de Rudolf Steiner que j’ai lu.

Si je n’ai pas le temps de faire ces articles ici j’irai sur le forum partager avec les autres familles.

à bientôt !

aquarelle Classe 2 dessins de formes héros et saints pédagogie steiner

la légende du roi Arthur partie 1

Voilà comment nous aimons travailler….

La première semaine.

Jour 1 : j’explique ce que nous allons faire et de quoi nous allons parler. Je laisse les enfants me parler de ce qu’ils connaissent de cette légende. Puis je leur propose d’imaginer « si nous étions au moyen âge quel serait notre blason ». Nous avons regardé dans nos livres pour trouver des blasons et savoir à quoi cela servait. Cela engendre une discussion et nous faisons ainsi une liste de tout ce qu’on aimerait voir figurer sur le blason. Voilà le blason dessiné par Adèle où figurent nos idées. Auparavant nous avions confectionné notre cahier.

un chevalier/des fers à chevaux /un cheval pour papa

un lion pour Anselme

Une rose pour la belle Adèle

Un arbre d’amour pour moi

Jour 2 : J’ai choisi le livre « Au pays du Roi Arthur, les plus beaux contes de mon enfance » de N. Cauchy et A. Fronty.

Pour cette semaine j’ai lu les textes parlant de sa naissance mystérieuse et de son enfance.

Nous avons illustré la première page de notre cahier (je fais le mien en même temps et Anselme, 4 ans, aussi)

Anselme découpe de belles images sur le roi Arthur ou me demande d’écrire des mots sur un papier qu’il découpe et colle sur son cahier, il va dans sa propre direction en dessinant des choses différentes sortant parfois du contexte, je ne le sens pas freiné face à nos travaux plus élaboré, au contraire !

la page de couverture du cahier d’Adèle :

Jour 3 : je demande à Adèle de me raconter ce qu’elle a retenu de l’histoire et d’en faire un dessin sur son cahier. Pendant qu’elle dessine je relis les mêmes textes sur la naissance et l’enfance d’Arthur. j’aurai aimé avoir dessiné un beau dessin au tableau pour l’inspirer. Elle a dessiné Ygerne et Uter donnant le bébé Arthur à Merlin.

j’ai donné des mots du texte sur des étiquettes qu’Adèle a dû lire, puis les replacer et les écrire dans les phrases.

Elle a aussi mis ces mots dans son « dico des mots » (c’est un petit carnet où elle note les mots qu’elle aime, que je lui demande de noter, à l’arrière elle dessine le mot. Elle s’y réfère souvent quand elle veut écrire seule)

Semaine 2

Jour 1 : l’épée dans l’enclume, le sacre du Roi, le géant

relecture par Adèle de son cahier

La suite de l’histoire tant attendu par les enfant est écouté sans un bruit…

Peinture à l’aquarelle de la couronne du Roi Arthur

par Adèle

par Anselme

Jour 2 :

je demande à Adèle de me raconter la suite de l’histoire (de mémoire) puis je relis les mêmes textes que la veille.

Nous illustrons notre cahier et je montre à Adèle des exemples d’enluminures et de calligraphies dans des livres.

Nous essayons d’en faire de même sur notre page. Elle alterne entre liberté et imitation. Je vois ainsi l’importance de faire en même temps qu’elle et oh combien c’est comme cela qu’elle apprend le mieux, que ce soit dans l’écrit que dans le dessin.

Jour 3 : la table ronde

écoute de l’histoire et dessins de forme.

dessin de forme par adèle

mes dessins de forme comme exemple

avec ces dessins de formes de grade 2, nous revoyons le rond, faire un rond à main levée, en témoignent mes dessins, ce n’est pas toujours facile. Ce qui marche bien est de le faire au sol avec son pied, avec son doigt et aussi trouver des rond dans la maison, faire le tour d’un bol avec son doigt doucement puis lentement.

Vous trouverez d’autres idées ici sur le blog homeschooling waldorf (en anglais)

La suite bientôt