Archives de la catégorie: Art

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Premières aquarelles de printemps

Adèle a fait un paysage pour mettre sur la table des saisons, en arrière plan. Je lui ai montré comment faire les nuages avec une petite éponge humide, afin d’enlever du bleu et de faire apparaitre le blanc de la feuille.

Anselme a voulu faire la même chose, il a ajouté sur l’herbe un ballon rouge.

Et puis pour ceux que cela intéresse, voici le lien vers le livre que j’ai commencé à traduire. « Painting in Waldorf education » que l’on peut trouver sur the Waldorf library on line. Il y a beaucoup de livres à télécharger et d’autres que l’on peut découvrir par un très bon descriptif (en anglais).

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Conte de Cupidon pour la Saint-Valentin

Cupidon et la saint – Valentin

La cime dissimulée dans les nuages, le Mont-Olympe, se dresse majestueusement.  Un étroit sentier sinueux serpente à flanc de montagne et grimpe au-delà des nuages.  Une jolie forêt de bouleaux blancs se dresse au bout du sentier.  Au milieu de cette forêt se blottit une charmante maison de cristal.

Cupidon, confortablement assis devant sa demeure de cristal, contemple pensivement le paysage enneigé.

Les bouleaux blancs recouverts de givre scintillent au soleil.

Cupidon est triste.  Les nouvelles qui lui parviennent le chagrinent.  Disputes et chicanes sont-elles donc l’unique réalité?

Et les bonnes nouvelles, font-elles partie de ce monde?  Amitié, bienveillance et générosité existent-elles encore?

Cupidon doit savoir!  Il veut en avoir le coeur net.  Il prend avec lui son arc, sa flèche et son carquois magiques, puis s’envole au loin.

Il voit deux fillettes en grande discussion. Il atterrit sans faire de bruit et, dissimulé derrière un buisson, tend l’oreille.

-Ma meilleure amie m’a dit que je suis stupide, sanglote la fillette blonde.

- Toi, stupide! s’exclame la fillette rousse.  Moi, je te trouve intelligente!

-Vraiment? s’étonne la fillette blonde, tu trouves?

-Je ne te l’ai peut-être jamais dit avant, mais oui!

Cupidon sourit.  Il est content. Ici fleurit l’amitié.  Il récolte les fleurs du mimosa et les met dans son carquois.

Il s’envole plus loin, puis aperçoit un garçonnet en sanglots. Un autre garçonnet s’approche.  Cupidon atterrit doucement et écoute, dissimulé derrière la clôture.

-Pourquoi tu pleures?

-J’ai faim!  pleure le petit.

-Tu sais quoi! s’écrie le premier,  j’ai justement une bonne collation!  Viens! on va la partager!

-Oh! merci!  Comme tu es gentil, dit le garçonnet en séchant ses larmes.

Cupidon est tout heureux!  Vraiment, il se passe de belles choses!  Ici encore fleurit l’amitié.  Cupidon récolte les fleurs du mimosa, les met dans son carquois et continue son chemin.

Par une fenêtre, il  entrevoit une soeur et son petit frère.  Le petit frère a l’air terrorisé.  Cupidon atterrit et se cache sous la fenêtre.

-Maman! crie le petit frère où es-tu?  Je t’ai perdue!

-Mais non! dit la grande soeur, Maman arrive bientôt. Je suis là. Tu peux compter sur moi.

-Ne t’en vas pas!  supplie le petit frère, ne me laisse pas tout seul!

-Je reste avec toi, répond doucement la grande soeur.  Allons nous amuser avec nos jouets!

Cupidon est content de voir qu’ici aussi fleurit l’amitié.  Il récolte les fleurs du mimosa et les met dans son carquois.

Cupidon continue de récolter les bonnes nouvelles partout où il va.  Cependant il doit aller les cueillir car elles sont discrètes et timides.  Il recueille tellement de mimosa que son carquois est maintenant plein à craquer

Il retourne donc à sa maison de cristal. Il vide son carquois et contemple sa récolte. Elle est très abondante. Cupidon est satisfait car il a pu constater que l’amitié occupe une place importante dans ce monde.

Mais que faire avec toutes ces belles fleurs?  Cupidon ne va quand même pas garder toutes ces fleurs de mimosa pour lui tout seul, il n’est pas un égoïste!  Il désire partager sa récolte de bonne nouvelles.  Mais comment?  Tiens!  C’est bientôt la Saint-Valentin, fête de l’amitié. S’il donnait ces fleurs aux enfants?  Non, impossible!  Car les fleurs fanent très rapidement.  Oui, mais avec un peu de magie il pourrait transformer ces fleurs en des cadeaux plus durables!

Cupidon, tout heureux de son idée géniale, tend son arc magique et une flèche tout aussi magique fonce à toute allure dans les mimosa.  Une pluie d’étincelles multicolores surgit, un brouillard pastel enveloppe les fleurs, et lorsque le tout se dissipe, les mimosa ont fait place à de nombreux jouets!

Cupidon met tous les jouets dans son carquois magique puis s’envole. À la demeure de chaque enfant, il se glisse par l’entretoit, et, se faufilant par le grenier, se dirige vers la trappe.  Cupidon ouvre la trappe, et très doucement, vole vers le salon.  Là, sous un joli bouleau blanc tout décoré de coeurs rouges et de rubans dorés, il dépose un cadeau.

Ainsi, recommence Cupidon, jusqu’à ce que tous les enfants aient reçu leur jouet.

Finalement, sa mission accomplie, Cupidon, retourne au Mont-Olympe, le carquois vidé et le coeur léger.  Les enfants pourront toujours compter sur lui pour passer une belle Saint-Valentin.

Un dessin que j’ai réalisé avec les blocs de cire


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La peinture dans la pédagogie Waldorf #2

je reprends ici la traduction du livre « Painting in waldorf education » de Dick Bruin et Attie Lichthart

je n’ai pas mentionné le matériel utilisé (peinture, brosse et feuille ) Si vous avez des questions particulières n’hésitez pas à me laisser un message j’y répondrai volontiers, bien que je ne suis pas (encore) une experte. J’utilise comme la majorité des enseignants, familles et thérapeutes des peintures stockmar et ayant essayé avec d’autres marques, je n’ai jamais trouvé mieux (qualité et nocivité).

Bonne lecture !

suite des leçons pour la classe 1

Pour différencier le graphisme ou le figuratif de l’ambiance des couleurs c’est important de peindre une grande zone au tout début. C’est pourquoi nous utilisons des brosses.

Le choix de la position des couleurs  sur le papier est laissé à l’enfant le plus que possible. L’enfant se considère au centre du monde, il peint intuitivement dans et autour du milieu.

C’est cependant nécessaire pour le professeur de connaitre les autres possibilités. Elles apparaissent souvent spontanément sur le papier quand le mouvement d’une couleur est accentué. Un mouvement est possible  de haut en bas et vice versa, de droite à gauche, de gauche à droite, ou en diagonale au travers de la feuille. (…) les adultes quant à eux commencent souvent sur le bord de la feuille.

Ce qui est important est que le professeur (ou le parent) permette à l’enfant de rester connecté au chemin de leur propre expérience. La liberté doit être offerte là où c’est possible.

La totalité du cercle des couleurs est contenu dans les trois couleurs primaires. Offrir ces 3 couleurs dans une leçon, jaune, rouge, bleu, nous donnera toutes sortes de possibilités. Pour le professeur c’est important de connaitre les teintes des couleurs. Cependant la teinte d’une même couleur peut varier, chaque nouvelle séquence de couleur permet un nouvel exercice de peinture.

Exemple de cercle de couleur fait par le professeur/parent

Quand le rouge rencontre le jaune, un élément qui réchauffe apparait : courage, force, intensité. Si le rouge est le premier et que le  jaune suit, cela produit un éclaircissement des couleurs, il y a plus de clarté, l’ambiance est plus gaie, ensoleillée. Cela s’applique à d’autres séquences. Une couleur, d’une façon ou d’une autre, fait toujours ressortir l’autre. C’est en cela que c’est excitant, le bleu obscurcie le jaune en vert. Le jaune illumine le bleu à travers ce même vert. Encore deux expériences totalement différentes, sont à la base de cela.

le jaune rencontre le bleu

La teinte des couleurs avec deux ou trois couleurs pures est :

jaune/rouge

rouge/bleu

jaune/bleu

bleu/rouge

rouge/jaune

bleu/jaune

ou

jaune/rouge/bleu

jaune/bleu/rouge

rouge/jaune/bleu

bleu/jaune/rouge

rouge/bleu/jaune

bleu/rouge/jaune

Si nous peignons en alternance de grandes et de petites zones, le nombre de possibilités augmente. Une multitudes d’opportunités se produisent quand les couleurs se mélangent : orange, vert et violet. Une abondance de dialogues entre les couleurs est possible pendant les premières années. La teinte des couleurs, le mouvement des couleurs, les mouvements de l’âme et l’ambiance.

Bleu et jaune portés par le rouge

Steiner a pointé du doigt l’importance de changer les couleurs de place. Si une première fois le jaune est au milieu et le rouge autour de lui, la fois suivante le rouge peut être au centre avec le jaune autour de lui. Ces exercices ont un effet très productif ; ils demandent un bon niveau de flexibilité de la part de l’âme des enfants.

Encore un autre aspect dans le grade 1, c’est la peinture avec des zones limitées et des zones illimitées. Chaque couleur peut être peinte l’une à côté de l’autre.

Une limite : c’est les couleurs sont côte à côte et que l’on les distingue l’une de l’autre. Une ligne limitrophe apparait à l’endroit à l’endroit où les couleurs se rencontre.

Une autre possibilité est de laisser couler une couleur sur l’autre couleur, cela créer une transition progressive.

Les autres possibilités, les couleurs se mélanges les couleurs changent comme par magie.

Harmonise/absorbe/change magiquement/avance rapidement/être écrasé par/succomber/donner. Il est important que l’adulte communique ce vocabulaire aux enfants. Ils pourront à leur tour utiliser ces mots pour exprimer ce qui ce passe sur le papier.

Peintures libres et peintures dirigées devraient être proposées alternativement pour favoriser l’ouverture de l’esprit.

L’auteur du livre nous parle de l’importance du calme pendant le temps de peinture. Une paix sans distraction. Une ou deux leçons par semaine est idéal.

La bonne façon de peindre peut être montrée accompagné d’une chanson ou d’un poème. Chaque professeur sera libre en fonction de son imagination de proposer tel ou tel texte.

J’ai souvent besoin de donner des indications sur la façon dont on doit tenir le pinceau. les enfants peuvent caresser les poils du pinceau de l’avant vers l’arrière dans la paume de leur main pour sentir la différence entre doux et dur. Quand ils appuient le pinceau fortement et de façon verticale sur la feuille, le matériel peut être endommagé. le papier imbibé d’eau est fragile.

Le coup de pinceau ne doit pas être trop rapide. Pas de gros traits côte à côte. On peut rappeler que « Nous ne sommes pas en train de repeindre le sol ou le mur de la maison » .

Dans les premières années spécialement, c’est très intéressant pour les enfants de découvrir le degré de sécheresse ou d’humidité de la peinture et de voir ce que les couleurs font ensemble. l’autre extrémité est la peinture très humide où les couleurs se figent, alors le mouvement n’est plus visible.

la suite bientôt…