Archives mensuelles: novembre 2011

héros et saints histoires et légendes La Saint martin les fêtes pédagogie steiner

Deux histoires pour la Saint-Martin

Les ducats tombés du ciel

Les frères Grimm -

Il était une fois une petite fille dont le père et la mère étaient morts. Elle était si pauvre qu’elle n’avait ni chambre ni lit pour se coucher; elle ne possédait que les vêtements qu’elle avait sur le corps, et un petit morceau de pain qu’une âme charitable lui avait donné; mais elle était bonne et pieuse. Comme elle était abandonnée de tout le monde, elle se mit en route à la garde du bon Dieu.

Sur son chemin, elle rencontra un pauvre homme qui lui dit: “Hélas! J’ai si grand’ faim! Donne-moi un peu à manger.” Elle lui présenta son morceau de pain tout entier en lui disant: “Dieu te vienne en aide!” et continua de marcher. Plus loin, elle rencontra un enfant qui pleurait, disant: “J’ai froid à la tête; donne-moi quelque chose pour me couvrir.” Elle ôta son bonnet et le lui donna. Plus loin encore elle en vit un autre qui était glacé faute de camisole et elle lui donna la sienne; enfin un dernier lui demanda sa jupe, qu’elle lui donna aussi. La nuit étant venue, elle arriva dans un bois où un autre enfant lui demanda une chemise. La pieuse petite fille pensa: “Il est nuit noire, personne ne me verra, je peux bien donner ma chemise,” et elle la donna encore.

Ainsi elle ne possédait plus rien au monde. Mais au même instant les étoiles du ciel se mirent à tomber, et par terre elles se changeaient en beaux ducats reluisants et, quoiqu’elle eût ôté sa chemise, elle en avait une toute neuve, de la toile la plus fine. Elle ramassa les ducats et fut riche pour toute sa vie.

FIN

La légende de saint martin

tiré du blog de Catherine

Il y a longtemps, vivait un bon jeune homme qui s’appelait Martin. Par un très froid matin d’hiver, le jeune Martin retournait chez lui après avoir été longtemps parti. Pour ce faire, il devait traverser une petite ville entourée d’un grand mur. Il se dirigeait vers la ville sur son beau cheval fier. Il portait une armure étincelante et son casque brillait. Son beau manteau rouge était doublé de laine d’agneau. Il avait gelé cette nuit-là, mais son manteau le gardait au chaud. Il ne sentait pratiquement pas le froid. Là-haut dans le ciel, l’étoile du soir brillait pour le guider chez lui.

Quand il approcha des portes de la ville, il vit un pauvre homme, un mendiant, vêtu de vêtements en haillons, il était presque nu. L’homme tremblait de froid, mais personne ne venait l’aider. Dans ces yeux, la lumière de l’étoile du soir se reflétait.

En voyant cela, Martin sentit son cœur se remplir de compassion. Il se dirigea droit vers le pauvre homme et enleva son manteau rouge. Et avec un seul coup d’épée, il coupa le beau manteau en deux. Il enveloppa la moitié du manteau autour des épaules de l’homme qui avait si froid et l’autre autour de ses épaules à lui.

Les gens du village regardaient la scène avec stupéfaction, ils étaient touchés par la bonté de Martin. Martin retourna chez lui le cœur en paix. Après avoir mangé un bon souper avec sa famille, il donna de bonnes pommes sucrées à son cheval pour le remercier de l’avoir porté pendant son long voyage.

Cette nuit-là, Martin fit un rêve. Il entendait cogner à la porte de sa maison. Dans son rêve, il se leva pour aller ouvrir, et une lumière brillante l’aveugla. Un être de lumière se tenait devant lui. Il portait la moitié de son manteau qu’il avait donné au mendiant et dans ces yeux brillait la lumière de l’étoile du soir, la lumière du Divin, que nous portons tous en nous. Martin se frotta les yeux. Il réalisa qu’il ne dormait plus, mais qu’il se tenait vraiment à la porte de sa maison et le vent froid lui fouettait le visage. Il referma la porte et vit que son grand manteau rouge doublé de laine d’agneau était accroché à côté de la porte, les deux morceaux avaient été réunis à nouveaux avec une belle couture d’or au milieu.

Après cette nuit-là, Martin devint lui aussi un être de lumière. Martin dévoua sa vie à s’occuper des pauvres, à s’assurer qu’ils avaient suffisamment de nourriture, un logis et des vêtements chauds. Et en vieillissant, la lumière de l’étoile du soir brillait dans ses yeux et dans son visage, et sa lumière était claire et étincelante, et elle se reflète encore aujourd’hui sur le monde.

On peut la voir dans chacune des flammes des chandelles.

Classe 2 grammaire pédagogie steiner

L’histoire de la nature des mots

Avec l’accord d’Hélène Besnard, auteur de Entre les mots. Voici une histoire de la nature des mots pour une première leçon de grammaire pour des enfants de 8/9 ans. J’ai réécrit certains passages.

La nature des mots,

Adaptation d’Isabelle H.d’après Hélène Besnard

Il était une fois deux très grandes amies Dame Lettre et Dame grammaire. Aujourd’hui nos deux amies veulent nous faire visiter la nature où elles ont beaucoup d’amis à nous présenter.

Voici une grande forêt où vivent différents personnages. Avec eux nous allons découvrir la nature des mots.

Dans cette forêt magnifique, il y a des petits elfes qui sont de toutes les couleurs de l’arc en ciel et qui toute la journée s’exclament : « Ah ! », « Eh ! », « Oh ! » et puis on entend aussi « Hourra » et d’autres mots comme ça qui expriment comment on se sent, comment on réagit à quelque chose. Ces petits êtres ont un drôle de nom : les in-ter-jec-tions !

Dame lettre et Dame grammaire nous disent :

Ah ! Les interjections !

Eh ! elles ont un nom !

Ouf ! Pas facile à retenir !

Mais oh ! comme elles sont

Hi ! Hi ! Hi faciles à écrire !

(dessin sur le cahier des elfes)

Après avoir salué  les elfes interjections nous avançons plus loin dans les chemins sinueux, nous croisons alors un chevalier vêtu d’une armure rouge. Bonjour je suis le chevalier verbe, avez vous besoin d’aide ? Ah ! celui-là il n’arrête pas de faire quelque chose. Il galope sur son cheval, il défend les pauvres et les malheureux, il surveille les domaines. Il manie très bien l’épée. Il semble toujours en action.

Sa devise est :

Je suis le chevalier rouge

Qui est, qui a, agit et bouge

Sur mon bouclier on peut lire

Aimer, chanter, bâtir, unir.

Voulez-vous que  je vous apprenne à être des chevaliers rouges ? Quand je dis un mot d’action , un verbe, vous pouvez le miner. Quand la clochette sonnera vous devrez vous arrêter, s’arrêter c’est aussi faire quelque chose puis écouter c’est très important. Ecoutez la prochaine action , le prochain verbe à miner.

(choisir des verbes actifs et faciles : marchez, reculez , dansez, balayez, riez, coudre, boire, sentir,sautez. Puis des verbes comme dormez, aimer, avoir, dire, lire, comprendre)

(dessin sur le cahier du chevalier verbe)

Nous disons au revoir au chevalier verbe mais nous le recroiserons certainement. Il a beaucoup de choses à nous montrer. Dame grammaire nous propose d’aller voir son plus vieil ami : le sage nom. Nous le trouvons tranquillement assis devant sa grotte tout vêtu de bleu. Le sage vénérable a écrit sur un parchemin tous les noms que Adam et Eve ont donnés aux êtres humains, aux animaux, aux végétaux, aux minéraux et le nom des choses que les humains ont fabriqués depuis. C’est une très longue liste !

Dame lettre se mit à chanter ceci :

Sage Nom, calme et savant

Sait le nom de toutes choses

Qui dans le monde se posent

Ou qui vivent dans nos cœurs

Sait le nom de tous les gens

Des pays, villes et vent

Animaux, pierre et fleurs.

Le sage nous dit : je suppose que le chevalier verbe vous a fait jouer. Je peux aussi vous amuser. Que dites-vous d’en faire de même avec les beaux noms que j’ai conservés sur mon parchemin ? Je connais le jeu de la statue. Je vais vous dire des noms et vous devrez vous transformer en la chose. Au sons de la clochette vous pourrez vous détendre et bouger.

Commençons Table, chaise, lampe, fleur, chien, je n’ai pas dit un chien qui court(qui jappe) non c’est le chevalier verbe qui nous l’aurait dit seulement chien.

Bravo c’est formidable  mais regardez qui arrive

Puis nous voyons sortir des petits nains bleu qui semblent vivre avec le sage.

Je vous présente mes amis les articles nous dit-il. Ils s’appellent le, la ,les, un une , des, aux, au, de des.

Voyez le nom « chien », écoutez plutôt le chien, les chiens, un chien, des chiens, aux chiens. Mes petits amis sont toujours parmi nous.

Les petits nains se mirent à chanter :

Nous sommes les articles minuscules !

Quand tu les nommes, articule :

Le, la, les, un ,une des,

Au, aux, de, du.

(dessin sur le cahier du sage et des nains en bleu)

Nous saluons les nains et leur disons à bientôt.

Nous avançons toujours plus loin, il reste encore beaucoup de personnages à rencontrer nous disent les Deux dames lettre et grammaire.

Tien voici les deux Artistes. Peintres ou sculpteurs, tout de jaune vêtus car ils nous apportent de la lumière pour savoir comment plus exactement sont les noms et aussi comment se font les actions des verbes.

Le premier artiste qui accompagne le nom est l’adjectif qualificatif.

Il nous dit : nous allons jouer ensemble je vais vous montrer comment je transforme les choses et les objets. Mon ami le sage vous a fait jouer au jeux des statues et bien moi je vais  sculpter le nom et  le changer de forme.

Je choisi le nom table attention au son de la clochette la table va se transformer : une haute table, une longue table, une petite table.

fleur, fleur bleue, petite fleur

L’adjectif qualificatif

C’est un peintre qualifié, actif

Il nous décrit comment sont les gens,

Il nous décrit, comment sont les choses :

Gros, petit, laid, charmant

Large, étroit, bleu, jaune, rose,

Joyeux, triste, qualifié, actif

Sont des adjectifs qualificatifs !

(pour le dessin prendre le bloc de cire jaune avec des reflets du bloc bleu couleur du nom)

Tiens voici l’artiste adverbe qui veulent jouer à statues !

Cette fois ci rejouons à faire le chevalier verbe

Marchez ! attention me voilà au son de la clochette et je change très vite : marchez lentement, marchez rêveusement,

Parlez doucement, nerveusement, courageusement

L’adverbe accompagne le verbe

Il lui dit comment faire une action

Il a beaucoup d’imagination

Merveilleusement, joliment, poliment,

Lentement, voilà quelques adverbes

(pour le dessin prendre le bloc de cire jaune et passer doucement le bloc rouge couleur du verbe)


Voilà nous disent nos deux belles dames, nous avons rencontré beaucoup d’amis aujourd’hui et pour ne pas oublier leur nom et leur nature voici pour toi un souvenir de la journée.

Faire un dessin  de toute  l’histoire sur une grande feuille. L’accrocher pour que l’enfant s’en souvienne en plus des dessins dans son cahier.