Voici des extraits traduits du livre « Painting in Waldorf Education » de Dick Bruna et Attie Lichthart
Pour le jardin d’enfant
Proposer à l’enfant le rouge, le bleu et le jaune une couleur à la fois. L’enseignant devra auparavant préparer les couleurs. Pour trouver le jaune pur il devra mélanger du jaune d’or et du jaune citron, idem pour le bleu (bleu de Prusse et d’outremer) et le rouge (carmin et vermillon).
L’enseignant devra faire ces exercices (pour lui même)et créer un cercle des couleurs pour obtenir avec les trois couleurs primaires le vert, le violet et le orange.
Les enfants devront travailler librement les couleurs ou en s’inspirant de ce que la jardinière fait ou par de petites histoires. On pourra aussi inviter un artiste.
A la fin du jardin d’enfant les enfants devront connaitre les 6 couleurs (en les ayant exploré et nommées). Dans la première classe les exercices pourront être faits dans un contexte plus large.
Pour la première classe
Maintenant, étape par étape, l’enfant peut découvrir le pays des couleurs avec toutes ces règles et ces opportunités.
Leçon 1 : 2 couleurs différentes l’une à côté de l’autre
Steiner préconisait cette introduction « Maintenant je vais vous dire quelque chose que vous ne comprendrez pas de suite, mais un jour prochain. Ce que nous venons de faire (placer le jaune à côté du bleu) est plus beau que ce que nous avons fait ci dessous, quand nous avons peint du vert à côté du jaune. »
Jaune est la première couleur que l’on voit quand la lumière diminue, bleu est la première couleur éclairée dans l’obscurité. Ces sont les opposés polaires, les extrêmes. Mélangées elles forment le vert. Goethe appela jaune/vert et bleu/vert les position de couleur monotone. C’est donc pour cela que c’est plus excitant, plus fascinant le jaune et le bleu. Ils offrent plus de possibilités. Les combinaisons monotones vert/jaune, vert/bleu sont plus comme des fréres et soeurs. Steiner préconise de travailler sur les opposés, sur le passif /actif, sur l’introverti, l’extraverti, sur ce qui est beau et ce qui ne l’est pas dans ce monde. Deux couleurs différentes (ou plus) est plus stimulant pour les 6/7 ans. Travailler à partir de contes de fées permet à l’enfant de trouver la couleur et de l’associer à son imaginaire, aux humeurs décrites dans le contes, aux ambiances où les opposés s’affrontent.Quelle couleur, où et comment ?
Dans les leçons de peinture, nous ne devons pas relier les couleurs avec les choses autour de nous (même si c’est la réalité) . Par exemple le soleil est jaune, plutôt dire « aussi jaune que le soleil ». Dans les premières classes, nous connectons les couleurs aux émotions et aux qualifications avec des adverbes, des verbes et des adjectifs mais pas avec des noms. C’est pour cela que nous essayons de trouver des émotions de base dans les images des contes de fées. Quand vous lisez un conte de fées vous pouvez souvent voir les images apparaitre en vous d’une certaine couleur, comme si vous portiez des verres colorés. Ce lien entre image et sens des couleurs dans les narrations est important pour le professeur, une très bonne source d’inspiration. POur les enfants, néanmoins, ce n’est pas important de savoir de quel conte de fée est à la base de l’exercice de peinture. Sans être conscient, ils reconnaissent l’ambiance de la couleur dans leur âme. Un mot non dit dégage une force. Les couleurs, la peinture et l’eau, le papier et les pinceaux sont suffisant pour démarrer.
suite de la traduction dans un autre article….




















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